samedi 22 août 2015

Ils sont tous pareils… euh quoi?


Voilà un sujet TRÈS délicat!! Je m'avance dans ce sujet chaud puisqu'il faut en parler.
Il y a un moment, j’ai eu ces quelques réflexions… Du fait que beaucoup de gens mettent tous les chevaux sur la même base de pensée. En fait, il y a longtemps qu’on le pense pour l’entrainement et le travail « One method fit all!! » Ce qui, nous savons, est complètement faux! Alors, pourquoi fait-on exactement la même chose pour le style de vie? Tous les chevaux ne sont pas identiques et chacun a ses propres besoins. Ne

perdons pas de vue que nos chevaux ne sont PLUS des chevaux sauvages… Ce sont des chevaux domestiques, génétiquement sélectionnés par l’être humain, donc la sélection naturelle qui veut que le plus fort et le mieux adapté survivent n’est plus… Nous sommes sentimentaux, les faibles survivent avec nous (je ne juge pas, je suis incluse dans ce groupe aussi, exception de ceux qui sont vraiment trop faibles pour avoir une qualité de vie, en quel cas je préfère ne pas les laisser souffrir inutilement) et nous les aimons aussi (parfois même plus étant donné leur état de faiblesse)! Ce n’est donc clairement plus le même modèle sauvage, fort et résistant… Toujours dehors, non toujours dedans… Un petit compromis? Pourquoi ne pas les sortir le plus longtemps possible et les rentrer au besoin? Certains humains aiment la campagne, d’autres la ville… Certains chiens préfèrent être dehors, d’autre bien au chaud en dedans! Pourquoi serait-ce différent avec les chevaux? Ils ont leur préférence aussi et n’ont pas tous les mêmes capacités à s’adapter.



Bien entendu, moins les chevaux sont exposés aux éléments, moins ils y seront résistants… Ils sont quand même « capable d’en prendre » à condition que leur état de santé soit bon, sinon, une autre condition à laquelle s’adapter. Il faut éviter de faire de l’anthropomorphisme en se disant « J’ai froid, je ne peux donc pas laisser mon cheval dehors ». Leur seuil de tolérance est bien différent du nôtre, s’ils ont une bonne 

fourrure, une bonne réserve de graisse ainsi que du foin et de l’eau à volonté, la majorité peuvent être très bien, même au froid (certains même préfèrent l’hiver à l’été). N’oublions pas par contre que chez les très jeunes ainsi que les très vieux chevaux, la régulation de la température n’est pas la même. Chez un cheval en mauvais état de santé, maigre, qui ne fait pas beaucoup de poil, etc. la résistance ne sera pas non plus la même que chez un cheval en santé. Bien entendu, lorsque dans notre petite Abitibi nous avons des -50 °C la nuit, honnêtement, je ne suis pas du tout à l’aise de laisser mes chevaux dehors, même avec un abri. Les engelures sérieuses sont possibles aussi pour les chevaux et ce ne sont pas tous les chevaux qui sont physiquement capables de tolérer un tel froid… À moins de leur tricoter de petites tuques MDR! Par contre, quand la température est douce les chevaux sont, en général, bien heureux de dormir dehors! Certains chevaux, même par temps très froid, préfèrent
de loin rester dehors et y sont parfaitement adaptés. Le compromis est la clef, chez nous, les chevaux restent dehors et lors de mauvais temps ou de mauvaises conditions, ils rentrent, mais on essaie toujours de les laisser le plus longtemps possible dehors et de les écouter, car, oui, ils nous parlent. J’ai personnellement observé des chevaux qui détestent clairement être à l’intérieur, ainsi que certains qui ressentent le besoin de s’abriter dans les écuries de temps à autre. La petite jument d’une amie déteste tout ce qui peut restreindre ses mouvements et n’aime donc pas du tout être en box. Ma vieille Mimi, par exemple, demande parfois à être rentrée en été… Elle attend à la porte que quelqu’un la rentre. Elle est allergique aux piqûres de mouches,  les taons sont très friands de sa vieille peau (ou bien elle goûte particulièrement bon, qui sait!) et comme elle est noire, le soleil la chauffe beaucoup. Elle se sépare donc du troupeau et demande
à rentrer d’elle-même au box, où elle en profite pour dormir, s’allonger et se rafraichir. Par contre, lorsque les températures du printemps ou de l’automne sont douces, elle est très heureuse de passer tout son temps dehors. Sonara, quant à elle, est heureuse, peu importe où elle se trouve, tant qu’elle est avec les copains! Elle est bien heureuse de rentrer lorsqu’il y a trop de taons ou encore lorsqu’une grosse tempête éclate en hiver!
En ce qui concerne les chevaux au box, c’est un couteau à double tranchant également! Il faut demeurer bien prudent et avoir une pension de grande qualité pour que le cheval ait une bonne vie ainsi. Je ne parle pas d’une pension chère qui offre plein de produits de luxe… Je parle d’une pension qui respecte les besoins fondamentaux des chevaux. Le besoin de voir des congénères et de socialiser, et ce, même dans leur box. Le besoin de sortir au moins quelques heures par jour (oui certains chevaux sont très heureux avec ça, ils ne tolèrent vraiment pas les intempéries). Le besoin de manger continuellement puisqu’ils produisent toujours de l’acide gastrique (et non pas 2 repas par jours…). Bien entendu la propreté des lieux, la ventilation et le nettoyage très fréquent des box sont extrêmement importants lorsque les chevaux passent plus de temps au box.




Ce que j’avance dans ce billet (et dans à peu près tous mes billets MDR), c’est qu’il faut rester ouvert… Il faut s’adapter à chaque cheval. On ne peut pas prendre un cheval qui était toujours à l’intérieur et juste le balancer dehors d’un coup… Il faut quand même le laisser s’adapter et l’écouter, certains ne s’adapteront pas et auront besoin que vous vous ajustiez. On doit aussi garder en tête qu’un cheval jeune, vieux, malade, en mauvais état de chair, etc. demande une surveillance accrue et des besoins spéciaux. Certains chevaux 

sont beaucoup moins résistants au froid et peuvent se faire des engelures, ou certains résistent moins bien aux grandes chaleurs, ou certains sont plus sensibles aux mouches, ou encore par infestations massives de taons, comme ils nous arrivent parfois dans notre belle région, ou encore plus sensible à la boue, ou encore à la pluie (dermato), etc. On doit donc s’adapter et écouter ce que les chevaux nous disent. Ils trouvent toujours le moyen de nous faire comprendre ce dont ils ont besoin et plus nous les écoutons, plus ils s’expriment. Petit exemple: Ces temps-ci, nous entrons les chevaux à l'écurie que pour la moulée, on les ressort ensuite et ils restent dehors toute la journée (quand la température est bonne). Mais l'autre jour, un des chevaux de l'écurie à décider qu'il ne sortait pas! Rien à faire, il ne voulait pas sortir! On ne l'a pas forcé, on l'a laissé là et la proprio est revenue voir plus tard s'il était prêt à sortir... Il était couché et dormait. Il est donc resté jusqu'au lendemain matin. Une fois reposé, il était prêt à aller rejoindre les autres au pré
C’est une grosse responsabilité de choisir à leur place la façon dont ils doivent vivre! C’est encore plus difficile de savoir avec certitude ce dont ils ont besoin. Mais faisons de notre mieux et pensons à ce qu’ILS veulent et essayons de ne pas entrer dans l’anthropomorphisme. 

samedi 8 août 2015

Donner son opinion sans devenir c*n



Je me porte souvent à réfléchir sur notre ère… Nous sommes sous une ère matérielle, où l’on croit que la possession matérielle nous rendra heureux, nous apportera plus. Où nous voulons toujours plus que les autres, et ce, dans l’immédiat… Nous sommes impatients, nous ne profitons plus de la vie, nous voulons les choses pour hier, nous voulons être parfaits, nous voulons être ce que la société nous dit d’être… L’être humain
suit une ligne de conduite imposée et tente de s’y conformer en croyant que c’est comme cela qu’il trouvera le bonheur. Il veut être accepté coute que coute… Ça a été un de mes plus gros problèmes étant adolescente. Je voulais tant être comme tout le monde!
J’ai compris à un moment que cette ligne de conduite ne serait jamais pour moi : avancer avec des œillères, faire les choses d’une certaine façon parce que c’est toujours comme cela qu’on l’a fait et suivre aveuglément sans jamais me poser de questions... Je l’ai déjà fait, parce que j’ai essayé d’être acceptée… Nous sommes tellement portés à ridiculiser ceux qui sont différents… Et encore plus à ridiculiser ceux qui innovent en disant que c’est impossible. L’humain est ainsi fait, il craint ce qui est différent et il tente de l’éliminer. On peut facilement le voir avec toute l’intimidation que l’on peut observer de nos jours. Ou encore la façon dont les gens se rabaissent constamment. Pourquoi fait-on cela aux autres? Pourquoi? Je ne peux pas comprendre. Les plus grandes découvertes de ce monde ont été faites par des gens qui ont cherché plus loin que les autres, ne se sont pas arrêtés aux mots « c’est impossible » et ne se sont pas contentés de la « norme » et ces gens ont tous été ridiculisés au début… Nous avons déjà pensé que la terre était le centre de l’univers et qu’elle était plate n’est-ce pas? Je crois que tout cela vient de la peur de la différence ou peut-être du confort de rester dans ce qui est connu? Enfin bref, être 
différente aujourd’hui est une fierté pour moi et j’en suis fière… Mais tout ceci pour en mener à
cela… Nous sommes fières de nos idées différentes, nous sommes certains de nos croyances parce que nous y avons longuement réfléchi et que nous observons nos résultats sur le « terrain ». J’en viens enfin à mes conclusions… Cela nous donne-t-il le droit d’être méchants à notre tour et de faire aux autres exactement ce qu’on a vécu? Est-ce différent pour eux? Bien sûr que non… Je voie beaucoup de gens qui ont décidé de délaisser le traditionnel, je comprends parfaitement cela puisque je l’ai fais aussi, mais est-ce vraiment nécessaire d’essayer d’imposer nos idées comme les autres essaient de nous imposer les leurs? Est-il nécessaire de devenir de vrai « Dráma queen »? J’ai du mal à accepter les violences psychologiques et physiques dans la vie, cela ne passe pas avec moi et j’ai du mal à me tempérer face à cela. Mais face à de petites choses… Les mors, les fers, les éperons, etc. je ne suis pas radicale. Les gens ont le droit de faire leurs propres choix et leurs propres réflexions, tant que cela n’implique pas de douleur. Un mors bien utilisé n’est pas pire qu’un
hackamore mal utilisé… Des éperons bien utilisés ont leur valeur éducative.  Je ne veux pas commencer à jouer le jeu de la méchanceté pour faire passer mon opinion… Je ne commencerai pas à traiter les gens d’idiot, de tortionnaire ou tout autre terme aussi agressif parce que ces gens ne pensent pas comme moi… En quoi est-ce différent des gens qui se sont moqués de moi en me rabaissant? Je ne vaudrai pas mieux qu’eux!!! On ne peut imposer ses idées aux autres… Nous pouvons toutefois parler et discuter comme des adultes de nos idées ensemble, chacun est ensuite libre de faire ce qu’il veut avec l’information qu’il a reçue. Je crois que refuser de respecter le choix des autres, c’est simplement changer la masse de direction, mais la masse reste une masse et on frappe de la même façon avec.  Certains n’ont simplement pas l’ouverture d’esprit requise pour accepter ces nouvelles informations et ces nouvelles pensées un peu farfelue. Ils n’arrivent simplement pas à voir aussi loin et comprendre ces nouvelles visions, parce que les valeurs traditionnelles de l’équitation ont été si bien ancrées… Clouées… Vissées… Collé avec un maléfice de glu perpétuel… Ce n’est pas évident pour tout le monde de laisser aller toutes ses croyances qu’ils se sont fait répéter si souvent. Pour moi, le fait de n’avoir pas pu prendre de cours souvent et d’avoir plutôt fait mon éducation en lisant a été un avantage… Je n’ai jamais eu toutes ces croyances! Bien sûr, j’en ai eu quelques-unes… Je parlais quand même avec des gens! Mais elles n’étaient pas si profondément ancrées. Aujourd’hui même, je laisse la place à la nouveauté, il en reste tant à apprendre!! Mais voilà, il faut essayer de comprendre que ce n’est pas évident pour tout le monde et comprendre qu’il faut parfois leur laisser du temps! Des gens qui riaient de moi jadis pratiquent aujourd’hui les méthodes « éthologiques » et me 
demandent parfois même des conseils que je suis heureuse de leur donner parce que même s’ils m’ont parfois blessée, je suis très heureuse qu’ils se soient ouvert eux aussi! LE TEMPS, c’est la clef avec les humains aussi! Laissez du temps et de l’espace aux gens et continuez à montrer que ces méthodes donnent de bons résultats! Il faut aussi comprendre un autre petit point, les gens qui deviennent agressifs envers leurs chevaux quand les choses tournent aux vinaigres sont souvent perdus! Ils ne savent plus quoi faire, ils sont désemparés et perdent alors patience. Ce n’est souvent pas de la mauvaise volonté, mais comme ils n’ont plus d’alternative, la pression finit par monter. Plus ils s’éduquent, plus ils se calment. Puis on en vient à la dernière ligne, les esprits étriqués et bornés. Avec ceux-là, même pas la peine d’essayer, ils n’auront jamais l’ouverture requise pour comprendre et en fait, ils s’en fichent totalement et ne veulent pas comprendre. De plus, les méthodes fortes sont rapides et ne demandent aucun effort… Certains ne veulent pas faire d’effort. C’est bien malheureux, mais il vous faudra vous détourner et continuer votre chemin… Même si souvent ça nous brise le cœur pour leurs chevaux… Mais si vous essayez, vous vous ferez démolir, ces gens-là ont beaucoup plus d’expérience que vous à ce niveau et vous vous ferrez du mal pour rien! Parfois il faut accepter qu’on ne puisse rien y faire, même si c’est extrêmement difficile.
En bref, la clef est de ne pas entrer dans le jeu de l’agression et de l’oppression! Ne sommes-nous pas des défenseurs des méthodes douces? Alors, utilisons-les envers les humains aussi. Avec internet nous sommes bien assis derrière notre écran, sans faire face à l’autre personne, il est si facile de dire tout ce qu’on veut en oubliant que la personne qui le lira est un autre être humain muni de sentiments. Si nous voulons les encourager à l’ouverture d’esprit, il faudra l’être aussi et comprendre que les gens ont besoin de temps pour assimiler toutes ces nouvelles choses. Il faut respecter leur rythme et aussi leur laisser le choix de faire leur propre réflexion et leur propre conclusion. Parfois ces conclusions ne seront pas les même que les notre et c’est normal, il n’y a pas qu’un seul chemin dans la vie! Donnons notre avis de façon RESPECTUEUSE, laissons l’information faire son bout de chemin et puis voilà… Il ne faut pas s’acharner, cela ne fera que les dégouter!





dimanche 26 juillet 2015

Récit d'aventure: Direction l'Autriche partie 2




02 Septembre : dernière journée d’entrainement pour toute l’équipe! On ne force pas trop sur les chevaux pour qu’ils soient en forme pour le concours. Toute l’équipe travaille fort pour les dernières préparations. Nettoyage du matériel, révision des détails de la cartographie pour le POR, préparation mentale, etc. On peut sentir la fébrilité dans l’air et tout le monde essaie de rester calme. Après un bon repas à la cantine de la caserne militaire, nous retournons à notre auberge et relaxons un peu avant une bonne nuit de sommeil. C’est notre dernière journée à cette auberge avant de déménager avec tous les autres juges. Nous sommes convoqués à une réunion pour les juges où nous recevrons nos instructions pour le jugement de la compétition. Nous serons jumelés en paire pour juger les épreuves, je suis jumelée à un juge d’Autriche. Un homme très gentil avec qui il a été très agréable de juger et de discuter. Une très grande pièce d’homme, très imposant, mais comme la plupart des hommes de cette carrure, très très gentil! Stéphanie et moi n’avions que 19 ans lors de cet événement, disons que nous détonions un petit peu parmi tous ces juges d’expériences hihihi! Malgré tout nous avons eu de très bons retours de la part des organisateurs, nous avons donné le meilleur de nous même et exercé le sérieux et la sévérité requis lors d’un concours de ce niveau.

Giorgio et koona

Catherine et oops aux branches basses

Melyna et Appache à la rivière

Catherine et oups sous le soleil


03 Septembre : Nous disons au revoir à notre petite auberge pour changer d’endroit! Petit pincement au cœur, on y était vraiment bien. La nouvelle auberge est tout aussi jolie et confortable entouré montagne, pour un décor bucolique. Aujourd’hui, c’est officiel… Ça commence! 
La vue de notre nouvelle auberge

Végétation de l'auberge


Les cavaliers passent le contrôle vétérinaire, tous nos cavaliers l’on passé haut la main.  Les juges sont réunis pour recevoir des souvenirs : soit une belle veste sans manche, un petit manteau de pluie ainsi qu’un porte-clef, de beaux souvenirs pour nous rappeler cette belle expérience. 
Giorgio (qui est véto) lors du contrôle
vétérinaire

Julie et le super Jimmy

Melyna et Appache

La soirée sera réservée à la cérémonie d’ouverture, les juges doivent se présenter en avant (moment intimidant et gênant pour moi hihi!) puis la cérémonie ouvre avec une fanfare autrichienne avec costume traditionnel. Viens ensuite la présentation des équipes, la présentation des commanditaires, la présentation des membres du conseil,  le mot de bienvenue et on fini avec un super banquet bien arrosé! La soirée se termine sous une super ambiance, de belles rencontres et bien du plaisir.



Notre équipe


04 septembre : Nous partons très tôt le matin avec les lunchs que nous avons reçu, mon coéquipier et moi jugeons un point de contrôle en montagne. Arrivé, à destination je suis soufflée! Le décor est absolument magnifique! L’air est humide et frais, le brouillard envahit toute la montagne et nous sommes entourés de campagnes et de vache. C’est donc dans ce décor idyllique que nous allons passer la journée (pauvre de nous). Nous réussissons à nous parler de notre « meilleur » anglais. Nous nous débrouillons assez bien pour nous comprendre et discuter un peu. Des vaches nous accompagnent et sont bien intriguées par nos parapluies, parce qu’il a plu un petit peu toute la journée. 


Nos spectatrices

Notre magnifique décor

Pas besoin d'en dire plus

Comme nous sommes un des premiers contrôles, nous finissons assez tôt en après-midi. On vient nous chercher pour nous ramener en bas. Pas de chance, le cheval d’une de nos juniors a eu peur et elle est tombée peu de temps après son départ. Aucune blessure graves, mais elle s’est blessée au cou et est très courbaturée. Je l’accompagne donc à la caserne pour lui tenir compagnie. Le temps d’une douche bien chaude et d’un changement de vêtements et nous retournons sur le site de la compétition. Nous faisons aussi la connaissance de Mary, une juge américaine absolument charmante avec qui nous avons eu bien du plaisir. Le plaisir de ce genre de voyage c’est de faire des rencontres! Après une journée aussi chargée tout le monde est heureux d’aller dormir
Julie et Jimmy à leur arrivé à notre
point de contrôle.

Giorgio et Koona, à leur arrivé


05 septembre : Ce sont les épreuves de MA et de PTV qui seront disputés en cette journée. Mon acolyte et moi-même jugeons l’obstacle de l’immobilité et mon amie Stéphanie juge un tronc d’arbre avec sa partenaire. Nous ne voyons pas la MA de là où nous sommes, les deux épreuves se font en simultané, les concurrents font la MA et passe toute suite au PTV. On commence avec les juniors puis on passe au sénior.

Melyna et Appache lors de son PTV

Maniabilité

La sculpture du concours et notre drapeau

 Tout se déroule bien, le jugement de l’immobilité est plutôt simple. Une petite mésaventure pour un de nos Canadiens! Il ne s’est pas placé devant la porte de l’enclos qui délimite l’immobilité, son cheval a pris la poudre d’escampette… Il faut donc qu’il coure pour le rattraper s’il veut reprendre le parcours et ne pas être éliminé! Ce qu’il a fait avant de reprendre son parcours… Petit moment cocasse de l’aventure. 
Julie et Jimmy en route pour notre obstacle

Entré dans l'immobilité, on se prépare à descendre

Giorgio qui a dû faire un petit peu de cardio!

Le voilà de retour pour le reste de son PTV!

Le jugement fini, nous assistons à la remise des prix. Nous n’avons pas de podium, mais comme c’est la première expérience de la plupart des concurrents canadiens, tout le monde est déjà très heureux de l’expérience vécue et du fait d’avoir pu terminer la compétition, sauf pour notre blessé, qui bien entendu fut un peu déçu de ne pas avoir pu faire les deux autres épreuves. 
Super Cath qui garde le sourire quand même

Toute l'équipe prête pour le défilé



Notre porte-nom officiel à qui nous avons offert
une casquette de l'équipe

Le soir venu, grande fête pour tout le monde… C’est le moment des échanges de vêtements d’équipe! J’ai donc pu échanger mon manteau de l’équipe canadienne de TREC contre celui de l’entraineur de l’équipe du Portugal, ouais!! Un manteau que j’ai encore et que je porte souvent. Nous ne pouvons pas veiller trop tard… Nous décollons à 5h40 du matin et nous devons donc partir pour l’aéroport aux alentours de 3h du matin. Nous ne sommes pas retournés à l’hôtel ce soir-là, nous avons « dormi » avec les concurrents à la caserne, parfois deux par petit lit… quelques choses comme 2h avant de se lever et de repartir.
06 Septembre : Nous disons au revoir à l’Autriche pour retourner chez nous! Nous décollons à 5h40, avec Luftansa, de Gratz en direction de Frankfurt où nous ferons une fois de plus escale afin de changer d’un vol inter-Europe à un vol international. Nous voyageons de jour, nous décollons de Frankfurt aux alentours de 9h15 et nous arrivons à Montréal presque à la même heure… Eh oui, nous « reculons » dans le temps! Comme nous avons six heures en moins que l’Allemagne et que le vol dure à peu près six heures dépendant du couloir aérien emprunté et des vents… Nous avons six heures de plus dans cette journée! Arrivés à Montréal, nous avons six heures d’auto à faire pour revenir dans notre petite Abitibi chérie. Dison que nous n’avons pas eu trop de mal à nous endormir ce soir-là… 


La tête pleine de merveille
  
Une incroyable expérience

C’est avec nostalgie que j’écris ces lignes… Ce fut un voyage plein de rires et de joie… Remplie de merveilles et de découvertes. C’est pour cela je crois que j’aime autant voyager : La découverte de nouvelles cultures et la rencontre de nouvelles personnes par exemple : Yves, Maude, Mary, Ken, Sophie, et j’en passe! Je n’ai pas dit au revoir à l’Autriche, je lui ai plutôt dit à la prochaine! Parce qu’une fois de retour chez moi, il était parfaitement clair que ce voyage serait le premier d’une longue lignée!




jeudi 16 juillet 2015

Récit d'aventure: direction l'Autriche pour un voyage équestre !


Et bien, un peu de changement, passons des opinions bien arrêtées aux récits d’aventures! Combinaisons de deux de mes passions : Le voyage et l’équin!
Mise en contexte : c’est l’Europe open de TREC de 2010 qui se déroulera à St Stefen Ob Leoben, en Autriche. On commence à pratiquer le TREC en Abitibi et plusieurs de mes amies veulent faire partie de l’équipe canadienne. Pour ma part, une compétition internationale et des obstacles de cette taille… très peu pour moi! Beaucoup trop demandé à mon mince courage. J’ai une envie folle d’y aller, je vise donc la place de juge canadien. Je me lance alors dans l’atteinte de cet objectif, il faut juger plusieurs TREC, dont certains hors de ma région pour me qualifier. Comme le TREC est naissant au Canada, mon amie Stéphanie et moi n’avons pas d’opposant pour la place de juge et ce qui fait qu’elle nous revient puisque nous nous sommes qualifiés pour le titre de juge international de TREC. Maintenant un peu de levée de fonds et d’économie puisque nous ne sommes pas subventionnés, il faut se débrouiller. C’est confirmé… Billet acheté… Place réservée… Nous partirons en septembre 2010 pour l’Autriche! 

En mode juge de TREC pour se qualifier pour juger
 l'Europe open

Stéphanie et moi, notre photo pour notre levé de fond



27 Août : C’EST UN DÉPART!!!!! Nous nous retrouvons à l’aéroport Pierre Eliot Trudeau de Montréal (aéroport PET pour les intimes) pour décoller tous ensemble vers l’Allemagne où nous ferons escale avant de repartir en direction de l’Autriche. Seuls deux cavaliers sont déjà partis afin d’aider au transport et à la préparation des chevaux que l’équipe a louée. Ils arriveront de la France. Pour mon amie Stéphanie et moi, c’est six heures de route pour se rendre à Montréal. Nous décollerons en soirée pour un vol de nuit, mais avant, prenons le temps de grignoter un peu et de faire quelques achats à la boutique sans taxes (un guide de langue allemande ainsi qu’un convertisseur de courant ne seront pas un luxe). Nous embarquons vers sept heures, l’excitation monte, mon tout premier vol vers l’Europe (j’avais déjà voyagé, aux États-Unis, en Floride), impossible de dormir dans l’avion pour moi, mais mes deux copines de vol, elles, dorment bien appuyées sur chacune de mes épaules hihi! le vol dure six heures jusqu’en Allemagne, passons le temps en écoutant des films.

Julie, Stéphanie et moi-même, prête à partir
Dernier "check-up" des bagages
En route vers le terminal

28 Août : Nous arrivons à Frankfurt, en Allemagne, pour faire escale et changer d’un vol international à un vol inter-Europe pour se rendre à Gratz. Personne n’a dormi bien longtemps compte tenu de la durée du vol et du fait que là-dessus nous avons mangé un peu avant de tenter de dormir (pour ceux qui contrairement à moi ont pu dormir). Petite escale de quelques heures dans cet aéroport. On mange un bon sandwich et certains font la sieste! Moi je suis beaucoup trop émerveillée et excitée pour simplement me sentir fatiguée. Déjà un petit dépaysement, les stands de nourriture sont plus « artisanaux » que chez nous, des sandwichs de charcuterie maison sur baguette! Et dieu que c’est bon!! En plus du journal en 3D qui m’avait bien impressionnée! 
À l'aéroport de Frankfurt
La monnaie en euro
Le fameux journal 3D

Et c’est reparti pour une autre petite heure de vol, remplie de turbulence au moment d’arriver en Autriche à cause de la topographie montagneuse. Nous atterrissons au alentour de deux heures (heure d’Autriche), puis direction la le garage de location d’auto! Et on est repartie pour un tour, on doit se rendre à St Stefen Ob Leoben en auto, normalement le trajet doit durer 45 min… Mais nous nous sommes légèrement égarés en chemin (oups), nous devions nous suivre, mais en un clignement de paupière nous avons perdu notre compagnon. Notre pauvre chauffeur (mon ami Giorgio) qui avait une voiture remplie de 4 filles bien bavardes devait avoir les oreilles qui sifflait une fois arrivé à notre auberge hihi!
En mode on remplie les autos jusqu'à ce qu'elles explosent

Notre super chauffeur, Giorgio


Un des nombreux tunnels que nous avons traversés
Des montagnes à perte de vue

Nous sommes canadiens… Nous avons un décalage de six heures et les cavaliers doivent se faire aux chevaux, nous sommes donc arrivé avant l’ouverture des logements des cavaliers… Mais Stéphanie et moi, étant juges, allons y rester pour presque tout notre séjour puisqu’on ne peut se mêler au concourant. Nous serons logés ailleurs seulement pour les dates de la compétition (logement officiel des juges). Notre petite auberge est vraiment sympathique, les proprios sont hyper chaleureux et en plus de la super cuisine, très bon rapport qualité-prix! Il faudra seulement faire quelques apprentissages, les proprios ne parlent qu’allemand et une seule personne dans notre groupe le parle… Nous avons donc appris quelques mots! Chouette!! 
C’est aussi en cette journée que nous réceptionnons les chevaux sur le terrain de concours. Ils arrivent de France avec deux membres de l’équipe arrivés plus tôt que nous ainsi que leur coach, ce sont des locations puisque faire venir nos chevaux du Canada est plutôt hors de prix (autour de 10 000$ le billet d’avion selon les dires)! Après avoir fait connaissance, les avoir dégourdi et bien installé, nous allons nous même nous installer à l’auberge, une petite douche et un repas bien copieux… Il est presque l’heure d’aller au lit, mais avant ça, nous allons marcher un peu histoire de visiter le village et de peut-être trouver un WiFi débloqué en chemin (héhé quand même… on veut donner des nouvelles MDR). Par chance on en a trouvé un et on a donc pu donner des nouvelles à nos familles tous les jours. Maintenant au dodo pour Stéphanie et moi qui partageons la même chambre.
Les chevaux qui arrivent

Et tout le monde descend

Julie et sa monture, le super Jimmy

Catherine et Oups, sa monture

































29 Août : Chacun son tour pour faire la tournée du matin pour les chevaux (sauf Stéphanie et moi puisqu’on ne monte pas), nous on descend prendre notre petit déjeuné en bas avant de partir pour le terrain de concours avec les autres. Autre petit dépaysement, les toasts ce n’est pas commun en Autriche, du coup il faut expliquer aux charmants cuisiniers qui sont aussi les propriétaires qu’on veut du pain grillé! Par chance pour mes amies Stéphanie et Mélyna, il y a du Nutella sur la table, elles pourront survivre au voyage haha! Pour ma part je tombe dans le salami et le fromage! Autant goûter à la cuisine locale. Nous profitons aussi du cacao maison que nous avons à boire. Bref des purs délices, pourquoi changer une formule gagnante? Autant en profiter tous les matins pendant que je suis là-bas MDR! Nous partons ensuite pour le site de concours, petit coucou aux chevaux avant de partir en expédition. Repérage en montagne pour se familiariser avec les lieux en vue du POR. Pauvre petite auto que nous avons, elle a dû trouver sa journée longue… en plus de racler le sol à quelques endroits, notre chauffeur à un peu de mal avec la transmission manuelle, sans compter qu’on a perdu la plaque en chemin… Bref, beaucoup de fou rire! C’est en montagne qu’on peut voir toute la beauté que nous offre ce village d’Autriche! Absolument magnifique à vue d’oiseau, à en couper le souffle! L’Abitibi est une région plutôt plate (en topographie), maintenant nous sommes en région très montagneuse et c’est un régal pour les yeux! Nous en profitons donc pour faire plusieurs photos, nous allons à plusieurs endroits et voyons de magnifiques paysages. 


Melyna et moi

Stéphanie et moi

Notre pauvre petite auto mésadapté! 

Un décor idyllique 




Heureuse!!

En après-midi, nous allons faire les boutiques histoire de nous procurer quelques articles manquant à nos besoins. En soirée, l’équipe sort et dégourdissent les chevaux en les montant pour la première fois. Ils ne font que se promener histoire de se familiariser avec eux.

Le super van citron


Monte du soir Melyna fait connaissance avec sa monture: Appache

Julie et Jimmy












30 Août : C’est le début de l’entrainement pour l’équipe, ils doivent se familiariser et s’accorder avec leur monture et c’est aussi le temps de mettre la touche finale à leur entrainement avant la compétition. Nous allons donc vers un petit terrain de cross qui prend environ 15 minutes à cheval. Nous suivons les entraîneurs, qui se rendent en voiture, munie bien entendu de nos appareils photo et de nos manteaux parce que la température est fraîche et humide (moi j’adore!). Les cavaliers s’entrainent en deux groupes et nous immortalisons les entrainement en photos et en profitons pour apprendre.
Catherine et Oups

Julie et Jimmy

Melyna et appache

Giorgio et Koona

Nous faisons ensuite quelques provisions d’eau et de grignotines à l’épicerie pour notre séjour. On finit la soirée dans un petit restaurant muni d’un four à pain… Je me commande une pizza qui sera cuite dans le four… UN DÉLICE, je n’avais jamais mangé une pizza aussi bien équilibrée en terme de saveur! Une belle soirée en équipe ponctuée de rires!


31 Août : Idem, entrainement de l’équipe à l’obstacle cette fois ainsi qu’à la MA. Nous disposons d’une petite rivière (une vraie beauté) où l’on peut s’entrainer au gué, ainsi que de quelques obstacles fixes. Nous rencontrons d’autres équipes au passage et recevons quelques millimètres de pluie sur la tête!

Julie et Jimmy sur le contre-haut

Mon amie et compère  juge Stéphanie

Catherine et Oups dans la magnifique rivière

Giorgio et Koona sur la haie

Melyna et Appache sur le tronc

Giorgio et Melyna avec le coach de l'équipe, Gaëlle
Sous la pluie!

 Cette fois nous finissons la journée à la base militaire où les participants logent. Nous, les juges (notre nom officiel lors de cet événement hihi!), pouvons manger avec eux compte tenu de notre situation. Nous n’allons pas venir pour juger et arriver la veille vu la distance et le décalage, du coup, nous avons le droit de manger avec eux sur la base. Excellente cuisine avec beaucoup de choix. Les participants y sont depuis la veille et ont découvert les fameuses douches… Ce sont des douches communes, qui séparent les hommes des femmes par un filet de camouflage… plusieurs anecdotes à ce sujet MDR. C’est encore aujourd’hui un souvenir plutôt comique. Le soir venu, un des membres nous ramène à notre auberge où nous passons la nuit et prenons notre petit déjeuner.

01 Septembre : Journée de POR en forêt, comme nous ne pouvons accompagner les cavaliers en forêt, nous avons profité de cette journée libre pour partir vers Vienne visiter le château d’hiver de la princesse Sissi ( schönbrunn). Nous prenons le TGV pour la première fois et nous allons visiter un château… Nous sommes au comble de l’excitation! Le TGV passe directement dans le village où nous sommes, on y achète donc nos billets et nous voilà parties. Je suis de prime à bord impressionné par la précision et le respect de l’horaire du train. Une petite heure de TGV à faire (ou plus, mes souvenirs sont flous à ce sujet) pour se rendre à Vienne. Nous avons un changement de train à effectuer et nous n’avons que 5 minutes… Sachant que les trains sont toujours à l’heure et ne sachant pas à quelle distance sont les deux terminaux, nous avons fait notre jogging! Nous sommes arrivés justes à temps. Arrivé à Vienne nous devions rejoindre les parents de notre amie Mélyna… Mais pas moyen de les trouver, nous avons attendu longtemps et avons fini par prendre un taxi pour se rendre à schönbrunn. Nous avons su plus tard qu’ils nous attendaient sur le quai et nous les attendions à l’entrée (oups! À retenir la prochaine fois… se donner un point de rencontre MDR!). Bref, on arrive enfin au château! Le premier château que l’on visite de toute notre vie. On est trop heureuse et on bombarde de photos! 















On visite le château entier et profitons pleinement de notre expérience à fond! Le château où l’on s’en met pleins les yeux, les jardins et pour finir la gloriette. 

Une des nombreuses magnifiques fonaines

La gloriette

Le château vue de la gloriette

Une des nombreuses statuts 
Un autre des nombreuses fontaines :)

Stéphanie et moi sur la gloriette

Notre visite terminée, nous retournons à la gare en taxi. Une fois à la gare, nous avons attendu notre train et n’avons pas remarqué qu’il était là puisqu’il était plus loin sur le quai … nous l’avons donc manqué (à merde… après une journée de visite, nous sommes fatigués et moi je me mets à paniquer!). On retourne à la billetterie et nous aurons 1h30 à attendre avant le prochain… Mais nous finissons par finalement prendre le train et revenir à « la maison ».  Il est très tard, trop tard pour aller souper, par chance, nous avions une réserve de friandise dans notre chambre… Pas très nutritif, mais cela nous soutiendra jusqu’au petit déjeuner de demain! Tout ce dont on rêve, c’est une bonne douche et notre lit pour faire une bonne nuit de sommeil… Que d’émotions… mais quand on y repense aujourd’hui c’était toute une aventure pour deux voyageuses novices!

En attente à la gare de TGV
Voici la fin de la première partie de notre voyage! La suite viendra un peu plus tard, surveillez la page Facebook!