dimanche 20 septembre 2015

Tu es tout!


Un jour tu m’as frappée en plein dans le cœur, j’ai ressenti ton être jusque dans ma propre âme. Lorsque j’ai plongé mes yeux dans les tiens, j’y ai trouvé un miroir ne me renvoyant que la plus belle image de moi-même. Dès que je t’ai rencontré, je suis restée accrochée… Accroché à toi, à tout ce que tu es, sans jamais plus pouvoir m’éloigner. Tu es mon phare dans la nuit, me permettant de ne pas me perdre dans le noir. Je ne peux faire autre chose que de graviter dans ton orbite. Tu es mon soleil, je ne peux vivre sans ta chaleur et ta lumière, tu es ma lune, je ne peux vivre sans ton attraction et ton reflet, tu es aussi mon étoile, qui me permet de ne pas perdre espoir dans l’obscurité. Ma vie à trouver son sens, tu l’as complétée et équilibrée.



Plus j’apprends de toi, plus je suis en ta compagnie, plus tu apportes à mon bien-être. Ce sentiment que tu me donnes, de ressentir à mon propos plus de fierté et de confiance que jamais auparavant. Ton doux parfum qui répand en moi un sentiment de confort et de chaleur, me faisant me sentir à ma place. Cette sensation de puissance et de courage que tu me transmets en un seul touché qui me permet d’affronter plus que je ne m’en croyais capable. Ton aura et ton énergie qui se dispersent dans mon âme telle une brise tiède et apaisante, me recentrant et m’ancrant. Ce profond lien qui nous unit est un serment inviolable, je ne peux le briser sans y laisser beaucoup! Tu as fait grandir la vie en moi et tu as implanté cette force et ce courage qui avaient été jadis des rêves inaccessibles. Tu m’as permis de me reconstruire, bloc par bloc, de me solidifier et de me permettre d’apprécier la vie sous toutes ses formes. Ta compréhension silencieuse et l’attention que tu me portes m’ont fait devenir plus solide… Ta confiance aveugle en moi a fini par s’infiltrer doucement et me donner, enfin, confiance en moi-même. Tu m’as permis de croire en mes capacités et tu m’as fait faire des choses dont je me croyais incapable… Mais ma confiance en toi était si grande que je t’ai suivi, le monde s’est alors ouvert à moi pour la première fois.



Lorsque je mets le pied dans cette grande étendue verdoyante qu’est ta maison, c’est un peu comme mettre le pied à la maison. Cet endroit où je peux être, qui je suis, librement, en toute sécurité; près de toi! Peu importe l’endroit, peu importe avec qui, tant que je suis près de toi. La liberté, voilà ce que tu apportes à ma vie. Sentir la brise tiède me caresser le visage, emplir mes poumons de fraicheur et d’humidité du soir. Cette odeur qui est un  doux mélange sucré de fleur et d’herbe. D’apprécier la beauté colorée d’un ciel qui flamboie sous le soleil couchant. Cet endroit que tu peux appeler ta maison est l’endroit qui me fait ressentir calme et bien-être, là où je me sens aussi ma place, mon refuge, mon temple… là où tu te trouves! C’est là que je peux trouver la sérénité dans ce monde si turbulent et si chaotique. Là où je peux décrocher, éteindre mon cerveau, éteindre mes soucis et me synchroniser à ton rythme… Faire le vide, me connecter à toi et partir pour l’aventure en profitant de toute cette nature qui nous entoure.




Voilà ce que tu es pour moi, MON CHEVAL! Tu es ma drogue, mon thérapeute, mon yin, mon encrage…Tu es tout ce qui est arrivé de meilleur à ma vie, c’est toi! Tu l’as préservé, enrichi et bonifié. Tu l’as rendue merveilleuse, pleine de douceur et de beauté. Tu m’as rendue meilleure, équilibré (presque) et heureux. Et  si un jour on m’arrachait à toi, mon cœur et mon âme se déchireraient pour partir avec toi. Me laissant dans un corps vide et à peine vivant. Parce que tu as fait de moi ce que je suis aujourd’hui, je te dois beaucoup, je le sais et je fais la promesse d’essayer d’être digne de toi chaque jour de ma vie!


lundi 7 septembre 2015

Éthologie ou ne pas éthologie, tel est la question


L’éthologie, ne nous en cachons pas, est devenue une vraie mode depuis un moment. Plusieurs personnes la pratiquaient bien avant que ce soit populaire et d’autres ont simplement suivi la tendance. Voici donc la grande question : fait-on vraiment de l’éthologie? L’éthologie est, par définition : la science qui étudie décrit le comportement des animaux dans leur environnement. Le terme éthologie en tant que tel n’est pas
approprié pour la plupart des utilisations qu’on en fait; équitation éthologie, travail éthologique. Il s’avère bien employé lorsqu’on l’utilise pour parler de comportement naturel des chevaux, lors d’observation du cheval au pré, à son naturel et lors de réflexions par rapport au comportement. Autrement, il n’est pas bien employé. Il faudrait trouver un autre terme qu’éthologique pour employé avec l’équitation! On entend aussi équitation naturelle, mais l’équitation n’est pas vraiment naturelle pour l’équidé… Mais comment le qualifié alors? C’est plus pratique et plus facile de décrire comme « éthologie » ce que nous faisons, c’est un terme déjà connu et très employé. Y a-t-il vraiment place à utiliser un terme? Je me le demande parfois…  J’utilise souvent le mot éthologie pour décrire ce que je fais puisque c’est plus facile pour se faire comprendre, mais enfin… C’est simplement une équitation basée sur des rapports qui se veulent le plus positifs possible, un travail en équipe, sur un pied d’égalité. Le travail se fait dans une optique de respect mutuel et d’écoute… Devrait-on qualifier cette façon de travailler de « spéciale »? Ne devrait-on pas qualifier le travail dans le respect de « normale »? Je me demande simplement! Bien sûr la plupart des gens qui travaillent dans le respect et l’écoute, font en général un peu d’éthologie tous les jours puisqu’ils observent le comportement de leurs chevaux et essaient de comprendre ce qu’ils tentent de nous démontrer. Nous incluons ensuite un peu de ces observations dans notre travail quotidien.


Ceci m’amenant à cela : « L’éthologie » est à la mode… Une éthologie mal pratiquée est une éthologie malsaine!! Lorsqu’on tombe dans ce travail, il faut être prêt à s’investir corps et âme! Je dirais aussi que ce travail est souvent ponctué de crise de nerfs et de larmes. Lorsqu’on découvre certaines choses, qu’on comprend certains faits, on se souvient ensuite de ce que nous avons parfois fait par manque de savoir… On s’en veut, on devient émotif, parfois jusqu’à en verser quelques larmes. Mais comprenez bien ceci : nous ne pouvons savoir ce que nous ne savons pas, jusqu’à ce qu’on le sache! Il faut apprendre à se pardonner en cours de route et à aller de l’avant, les animaux ne vivent pas dans le passé, lorsqu’on sait prouver notre bonne volonté, nous sommes rapidement pardonnés. 

Bref, retournons à nos moutons, la mode de l’étho… Hum! Lorsqu’on veut pratiquer « l’éthologie » LA VRAIE, il faut donc aller dans la réflexion, apprendre à observer, tirer des conclusions, s’instruire et apprendre des observations des autres, les mettre en pratique et rester à l’écoute… Si vous suivez les méthodes « étho » à la « traditionnelle », c’est-à-dire que vous ne faites que les étapes sans vous poser de question, selon un mode d’emploi bien écrit et bien préparé, vous risquez de frapper un
mur. Ces étapes sont simplement des guides, d’ailleurs, nous pouvons souvent voir plusieurs instructions pour le même exercice.  Parce que chaque cheval est différent et tout ne s’applique pas à chacun! Je suis une fan des horsenality parce que ça aide à cataloguer « le gros » de la personnalité d’un cheval, mais ça ne le définit pas entièrement. Deux chevaux LBE ne fonctionneront pas forcément de la même manière. Il ne faut pas s’emprisonner dans ces guides, mais simplement s’en servir comme bases, rien ne nous empêche d’aller plus loin. Toutes les méthodes dites « douces » ne le sont pas forcément non plus… Certaines sont plutôt basées sur la dominance et la force, mais tournées d’une façon plus agréable à regarder… Attacher le membre d’un cheval pour le coucher, même si c’est fait avec du temps, ce n’est pas « doux » à mes yeux… Pas du tout! Mettre une pression énorme sur le cheval dans un round pen, le pousser à bout de nerfs, pour qu’il capitule enfin et vienne nous rejoindre par épuisement mental… Ce n’est pas très doux à mes yeux non plus! Bien sûr, un apprentissage sans stress est presque impossible, mais essayons de le limiter au minimum et de faire plusieurs pauses afin de rassurer le cheval. Comme il nous est
impossible de vivre sans stress (nouveau boulot, nouvelle école, nouvelles rencontres…). Même avec des méthodes que j’aime beaucoup, j’en prends et j’en laisse. Certaines choses vont avec ma philosophie et d’autre pas… La vie est ainsi faite. J’ai mélangé plusieurs choses à ma recette cheval : Parelli, St-Vaulry, Pignon, Delgado… Je m’éduque, je retiens, j’essaie, je garde ou je laisse, je mélange, je reconstruis, je modifie, etc. Comme pour la cuisine, j’aime bien ajouter mon grain de sel aux recettes que je fais.



Dans tous les cas, l’important c’est que l’éthologie n’est pas une discipline, mais plutôt une façon de voir le cheval, une philosophie de travail en fait! Peu importe la discipline que l’on pratique, elle pourra toujours s’y insérer. Je fais du dressage et j’essaie d’inclure des notions d’éthologie dans mon travail, même si je sais qu’à la base, monter un cheval n’est pas vraiment naturel… J’essaie simplement de rendre le travail le plus agréable pour chaque cheval que je côtoie, que je considère comme un individu à part entière. Respecter la nature et les préférences de chaque cheval et surtout ne pas suivre aveuglément le mode d’emploi dû parfait petit cavalier pour avoir une parfaite petite monture!


samedi 22 août 2015

Ils sont tous pareils… euh quoi?


Voilà un sujet TRÈS délicat!! Je m'avance dans ce sujet chaud puisqu'il faut en parler.
Il y a un moment, j’ai eu ces quelques réflexions… Du fait que beaucoup de gens mettent tous les chevaux sur la même base de pensée. En fait, il y a longtemps qu’on le pense pour l’entrainement et le travail « One method fit all!! » Ce qui, nous savons, est complètement faux! Alors, pourquoi fait-on exactement la même chose pour le style de vie? Tous les chevaux ne sont pas identiques et chacun a ses propres besoins. Ne

perdons pas de vue que nos chevaux ne sont PLUS des chevaux sauvages… Ce sont des chevaux domestiques, génétiquement sélectionnés par l’être humain, donc la sélection naturelle qui veut que le plus fort et le mieux adapté survivent n’est plus… Nous sommes sentimentaux, les faibles survivent avec nous (je ne juge pas, je suis incluse dans ce groupe aussi, exception de ceux qui sont vraiment trop faibles pour avoir une qualité de vie, en quel cas je préfère ne pas les laisser souffrir inutilement) et nous les aimons aussi (parfois même plus étant donné leur état de faiblesse)! Ce n’est donc clairement plus le même modèle sauvage, fort et résistant… Toujours dehors, non toujours dedans… Un petit compromis? Pourquoi ne pas les sortir le plus longtemps possible et les rentrer au besoin? Certains humains aiment la campagne, d’autres la ville… Certains chiens préfèrent être dehors, d’autre bien au chaud en dedans! Pourquoi serait-ce différent avec les chevaux? Ils ont leur préférence aussi et n’ont pas tous les mêmes capacités à s’adapter.



Bien entendu, moins les chevaux sont exposés aux éléments, moins ils y seront résistants… Ils sont quand même « capable d’en prendre » à condition que leur état de santé soit bon, sinon, une autre condition à laquelle s’adapter. Il faut éviter de faire de l’anthropomorphisme en se disant « J’ai froid, je ne peux donc pas laisser mon cheval dehors ». Leur seuil de tolérance est bien différent du nôtre, s’ils ont une bonne 

fourrure, une bonne réserve de graisse ainsi que du foin et de l’eau à volonté, la majorité peuvent être très bien, même au froid (certains même préfèrent l’hiver à l’été). N’oublions pas par contre que chez les très jeunes ainsi que les très vieux chevaux, la régulation de la température n’est pas la même. Chez un cheval en mauvais état de santé, maigre, qui ne fait pas beaucoup de poil, etc. la résistance ne sera pas non plus la même que chez un cheval en santé. Bien entendu, lorsque dans notre petite Abitibi nous avons des -50 °C la nuit, honnêtement, je ne suis pas du tout à l’aise de laisser mes chevaux dehors, même avec un abri. Les engelures sérieuses sont possibles aussi pour les chevaux et ce ne sont pas tous les chevaux qui sont physiquement capables de tolérer un tel froid… À moins de leur tricoter de petites tuques MDR! Par contre, quand la température est douce les chevaux sont, en général, bien heureux de dormir dehors! Certains chevaux, même par temps très froid, préfèrent
de loin rester dehors et y sont parfaitement adaptés. Le compromis est la clef, chez nous, les chevaux restent dehors et lors de mauvais temps ou de mauvaises conditions, ils rentrent, mais on essaie toujours de les laisser le plus longtemps possible dehors et de les écouter, car, oui, ils nous parlent. J’ai personnellement observé des chevaux qui détestent clairement être à l’intérieur, ainsi que certains qui ressentent le besoin de s’abriter dans les écuries de temps à autre. La petite jument d’une amie déteste tout ce qui peut restreindre ses mouvements et n’aime donc pas du tout être en box. Ma vieille Mimi, par exemple, demande parfois à être rentrée en été… Elle attend à la porte que quelqu’un la rentre. Elle est allergique aux piqûres de mouches,  les taons sont très friands de sa vieille peau (ou bien elle goûte particulièrement bon, qui sait!) et comme elle est noire, le soleil la chauffe beaucoup. Elle se sépare donc du troupeau et demande
à rentrer d’elle-même au box, où elle en profite pour dormir, s’allonger et se rafraichir. Par contre, lorsque les températures du printemps ou de l’automne sont douces, elle est très heureuse de passer tout son temps dehors. Sonara, quant à elle, est heureuse, peu importe où elle se trouve, tant qu’elle est avec les copains! Elle est bien heureuse de rentrer lorsqu’il y a trop de taons ou encore lorsqu’une grosse tempête éclate en hiver!
En ce qui concerne les chevaux au box, c’est un couteau à double tranchant également! Il faut demeurer bien prudent et avoir une pension de grande qualité pour que le cheval ait une bonne vie ainsi. Je ne parle pas d’une pension chère qui offre plein de produits de luxe… Je parle d’une pension qui respecte les besoins fondamentaux des chevaux. Le besoin de voir des congénères et de socialiser, et ce, même dans leur box. Le besoin de sortir au moins quelques heures par jour (oui certains chevaux sont très heureux avec ça, ils ne tolèrent vraiment pas les intempéries). Le besoin de manger continuellement puisqu’ils produisent toujours de l’acide gastrique (et non pas 2 repas par jours…). Bien entendu la propreté des lieux, la ventilation et le nettoyage très fréquent des box sont extrêmement importants lorsque les chevaux passent plus de temps au box.




Ce que j’avance dans ce billet (et dans à peu près tous mes billets MDR), c’est qu’il faut rester ouvert… Il faut s’adapter à chaque cheval. On ne peut pas prendre un cheval qui était toujours à l’intérieur et juste le balancer dehors d’un coup… Il faut quand même le laisser s’adapter et l’écouter, certains ne s’adapteront pas et auront besoin que vous vous ajustiez. On doit aussi garder en tête qu’un cheval jeune, vieux, malade, en mauvais état de chair, etc. demande une surveillance accrue et des besoins spéciaux. Certains chevaux 

sont beaucoup moins résistants au froid et peuvent se faire des engelures, ou certains résistent moins bien aux grandes chaleurs, ou certains sont plus sensibles aux mouches, ou encore par infestations massives de taons, comme ils nous arrivent parfois dans notre belle région, ou encore plus sensible à la boue, ou encore à la pluie (dermato), etc. On doit donc s’adapter et écouter ce que les chevaux nous disent. Ils trouvent toujours le moyen de nous faire comprendre ce dont ils ont besoin et plus nous les écoutons, plus ils s’expriment. Petit exemple: Ces temps-ci, nous entrons les chevaux à l'écurie que pour la moulée, on les ressort ensuite et ils restent dehors toute la journée (quand la température est bonne). Mais l'autre jour, un des chevaux de l'écurie à décider qu'il ne sortait pas! Rien à faire, il ne voulait pas sortir! On ne l'a pas forcé, on l'a laissé là et la proprio est revenue voir plus tard s'il était prêt à sortir... Il était couché et dormait. Il est donc resté jusqu'au lendemain matin. Une fois reposé, il était prêt à aller rejoindre les autres au pré
C’est une grosse responsabilité de choisir à leur place la façon dont ils doivent vivre! C’est encore plus difficile de savoir avec certitude ce dont ils ont besoin. Mais faisons de notre mieux et pensons à ce qu’ILS veulent et essayons de ne pas entrer dans l’anthropomorphisme. 

samedi 8 août 2015

Donner son opinion sans devenir c*n



Je me porte souvent à réfléchir sur notre ère… Nous sommes sous une ère matérielle, où l’on croit que la possession matérielle nous rendra heureux, nous apportera plus. Où nous voulons toujours plus que les autres, et ce, dans l’immédiat… Nous sommes impatients, nous ne profitons plus de la vie, nous voulons les choses pour hier, nous voulons être parfaits, nous voulons être ce que la société nous dit d’être… L’être humain
suit une ligne de conduite imposée et tente de s’y conformer en croyant que c’est comme cela qu’il trouvera le bonheur. Il veut être accepté coute que coute… Ça a été un de mes plus gros problèmes étant adolescente. Je voulais tant être comme tout le monde!
J’ai compris à un moment que cette ligne de conduite ne serait jamais pour moi : avancer avec des œillères, faire les choses d’une certaine façon parce que c’est toujours comme cela qu’on l’a fait et suivre aveuglément sans jamais me poser de questions... Je l’ai déjà fait, parce que j’ai essayé d’être acceptée… Nous sommes tellement portés à ridiculiser ceux qui sont différents… Et encore plus à ridiculiser ceux qui innovent en disant que c’est impossible. L’humain est ainsi fait, il craint ce qui est différent et il tente de l’éliminer. On peut facilement le voir avec toute l’intimidation que l’on peut observer de nos jours. Ou encore la façon dont les gens se rabaissent constamment. Pourquoi fait-on cela aux autres? Pourquoi? Je ne peux pas comprendre. Les plus grandes découvertes de ce monde ont été faites par des gens qui ont cherché plus loin que les autres, ne se sont pas arrêtés aux mots « c’est impossible » et ne se sont pas contentés de la « norme » et ces gens ont tous été ridiculisés au début… Nous avons déjà pensé que la terre était le centre de l’univers et qu’elle était plate n’est-ce pas? Je crois que tout cela vient de la peur de la différence ou peut-être du confort de rester dans ce qui est connu? Enfin bref, être 
différente aujourd’hui est une fierté pour moi et j’en suis fière… Mais tout ceci pour en mener à
cela… Nous sommes fières de nos idées différentes, nous sommes certains de nos croyances parce que nous y avons longuement réfléchi et que nous observons nos résultats sur le « terrain ». J’en viens enfin à mes conclusions… Cela nous donne-t-il le droit d’être méchants à notre tour et de faire aux autres exactement ce qu’on a vécu? Est-ce différent pour eux? Bien sûr que non… Je voie beaucoup de gens qui ont décidé de délaisser le traditionnel, je comprends parfaitement cela puisque je l’ai fais aussi, mais est-ce vraiment nécessaire d’essayer d’imposer nos idées comme les autres essaient de nous imposer les leurs? Est-il nécessaire de devenir de vrai « Dráma queen »? J’ai du mal à accepter les violences psychologiques et physiques dans la vie, cela ne passe pas avec moi et j’ai du mal à me tempérer face à cela. Mais face à de petites choses… Les mors, les fers, les éperons, etc. je ne suis pas radicale. Les gens ont le droit de faire leurs propres choix et leurs propres réflexions, tant que cela n’implique pas de douleur. Un mors bien utilisé n’est pas pire qu’un
hackamore mal utilisé… Des éperons bien utilisés ont leur valeur éducative.  Je ne veux pas commencer à jouer le jeu de la méchanceté pour faire passer mon opinion… Je ne commencerai pas à traiter les gens d’idiot, de tortionnaire ou tout autre terme aussi agressif parce que ces gens ne pensent pas comme moi… En quoi est-ce différent des gens qui se sont moqués de moi en me rabaissant? Je ne vaudrai pas mieux qu’eux!!! On ne peut imposer ses idées aux autres… Nous pouvons toutefois parler et discuter comme des adultes de nos idées ensemble, chacun est ensuite libre de faire ce qu’il veut avec l’information qu’il a reçue. Je crois que refuser de respecter le choix des autres, c’est simplement changer la masse de direction, mais la masse reste une masse et on frappe de la même façon avec.  Certains n’ont simplement pas l’ouverture d’esprit requise pour accepter ces nouvelles informations et ces nouvelles pensées un peu farfelue. Ils n’arrivent simplement pas à voir aussi loin et comprendre ces nouvelles visions, parce que les valeurs traditionnelles de l’équitation ont été si bien ancrées… Clouées… Vissées… Collé avec un maléfice de glu perpétuel… Ce n’est pas évident pour tout le monde de laisser aller toutes ses croyances qu’ils se sont fait répéter si souvent. Pour moi, le fait de n’avoir pas pu prendre de cours souvent et d’avoir plutôt fait mon éducation en lisant a été un avantage… Je n’ai jamais eu toutes ces croyances! Bien sûr, j’en ai eu quelques-unes… Je parlais quand même avec des gens! Mais elles n’étaient pas si profondément ancrées. Aujourd’hui même, je laisse la place à la nouveauté, il en reste tant à apprendre!! Mais voilà, il faut essayer de comprendre que ce n’est pas évident pour tout le monde et comprendre qu’il faut parfois leur laisser du temps! Des gens qui riaient de moi jadis pratiquent aujourd’hui les méthodes « éthologiques » et me 
demandent parfois même des conseils que je suis heureuse de leur donner parce que même s’ils m’ont parfois blessée, je suis très heureuse qu’ils se soient ouvert eux aussi! LE TEMPS, c’est la clef avec les humains aussi! Laissez du temps et de l’espace aux gens et continuez à montrer que ces méthodes donnent de bons résultats! Il faut aussi comprendre un autre petit point, les gens qui deviennent agressifs envers leurs chevaux quand les choses tournent aux vinaigres sont souvent perdus! Ils ne savent plus quoi faire, ils sont désemparés et perdent alors patience. Ce n’est souvent pas de la mauvaise volonté, mais comme ils n’ont plus d’alternative, la pression finit par monter. Plus ils s’éduquent, plus ils se calment. Puis on en vient à la dernière ligne, les esprits étriqués et bornés. Avec ceux-là, même pas la peine d’essayer, ils n’auront jamais l’ouverture requise pour comprendre et en fait, ils s’en fichent totalement et ne veulent pas comprendre. De plus, les méthodes fortes sont rapides et ne demandent aucun effort… Certains ne veulent pas faire d’effort. C’est bien malheureux, mais il vous faudra vous détourner et continuer votre chemin… Même si souvent ça nous brise le cœur pour leurs chevaux… Mais si vous essayez, vous vous ferez démolir, ces gens-là ont beaucoup plus d’expérience que vous à ce niveau et vous vous ferrez du mal pour rien! Parfois il faut accepter qu’on ne puisse rien y faire, même si c’est extrêmement difficile.
En bref, la clef est de ne pas entrer dans le jeu de l’agression et de l’oppression! Ne sommes-nous pas des défenseurs des méthodes douces? Alors, utilisons-les envers les humains aussi. Avec internet nous sommes bien assis derrière notre écran, sans faire face à l’autre personne, il est si facile de dire tout ce qu’on veut en oubliant que la personne qui le lira est un autre être humain muni de sentiments. Si nous voulons les encourager à l’ouverture d’esprit, il faudra l’être aussi et comprendre que les gens ont besoin de temps pour assimiler toutes ces nouvelles choses. Il faut respecter leur rythme et aussi leur laisser le choix de faire leur propre réflexion et leur propre conclusion. Parfois ces conclusions ne seront pas les même que les notre et c’est normal, il n’y a pas qu’un seul chemin dans la vie! Donnons notre avis de façon RESPECTUEUSE, laissons l’information faire son bout de chemin et puis voilà… Il ne faut pas s’acharner, cela ne fera que les dégouter!





dimanche 26 juillet 2015

Récit d'aventure: Direction l'Autriche partie 2




02 Septembre : dernière journée d’entrainement pour toute l’équipe! On ne force pas trop sur les chevaux pour qu’ils soient en forme pour le concours. Toute l’équipe travaille fort pour les dernières préparations. Nettoyage du matériel, révision des détails de la cartographie pour le POR, préparation mentale, etc. On peut sentir la fébrilité dans l’air et tout le monde essaie de rester calme. Après un bon repas à la cantine de la caserne militaire, nous retournons à notre auberge et relaxons un peu avant une bonne nuit de sommeil. C’est notre dernière journée à cette auberge avant de déménager avec tous les autres juges. Nous sommes convoqués à une réunion pour les juges où nous recevrons nos instructions pour le jugement de la compétition. Nous serons jumelés en paire pour juger les épreuves, je suis jumelée à un juge d’Autriche. Un homme très gentil avec qui il a été très agréable de juger et de discuter. Une très grande pièce d’homme, très imposant, mais comme la plupart des hommes de cette carrure, très très gentil! Stéphanie et moi n’avions que 19 ans lors de cet événement, disons que nous détonions un petit peu parmi tous ces juges d’expériences hihihi! Malgré tout nous avons eu de très bons retours de la part des organisateurs, nous avons donné le meilleur de nous même et exercé le sérieux et la sévérité requis lors d’un concours de ce niveau.

Giorgio et koona

Catherine et oops aux branches basses

Melyna et Appache à la rivière

Catherine et oups sous le soleil


03 Septembre : Nous disons au revoir à notre petite auberge pour changer d’endroit! Petit pincement au cœur, on y était vraiment bien. La nouvelle auberge est tout aussi jolie et confortable entouré montagne, pour un décor bucolique. Aujourd’hui, c’est officiel… Ça commence! 
La vue de notre nouvelle auberge

Végétation de l'auberge


Les cavaliers passent le contrôle vétérinaire, tous nos cavaliers l’on passé haut la main.  Les juges sont réunis pour recevoir des souvenirs : soit une belle veste sans manche, un petit manteau de pluie ainsi qu’un porte-clef, de beaux souvenirs pour nous rappeler cette belle expérience. 
Giorgio (qui est véto) lors du contrôle
vétérinaire

Julie et le super Jimmy

Melyna et Appache

La soirée sera réservée à la cérémonie d’ouverture, les juges doivent se présenter en avant (moment intimidant et gênant pour moi hihi!) puis la cérémonie ouvre avec une fanfare autrichienne avec costume traditionnel. Viens ensuite la présentation des équipes, la présentation des commanditaires, la présentation des membres du conseil,  le mot de bienvenue et on fini avec un super banquet bien arrosé! La soirée se termine sous une super ambiance, de belles rencontres et bien du plaisir.



Notre équipe


04 septembre : Nous partons très tôt le matin avec les lunchs que nous avons reçu, mon coéquipier et moi jugeons un point de contrôle en montagne. Arrivé, à destination je suis soufflée! Le décor est absolument magnifique! L’air est humide et frais, le brouillard envahit toute la montagne et nous sommes entourés de campagnes et de vache. C’est donc dans ce décor idyllique que nous allons passer la journée (pauvre de nous). Nous réussissons à nous parler de notre « meilleur » anglais. Nous nous débrouillons assez bien pour nous comprendre et discuter un peu. Des vaches nous accompagnent et sont bien intriguées par nos parapluies, parce qu’il a plu un petit peu toute la journée. 


Nos spectatrices

Notre magnifique décor

Pas besoin d'en dire plus

Comme nous sommes un des premiers contrôles, nous finissons assez tôt en après-midi. On vient nous chercher pour nous ramener en bas. Pas de chance, le cheval d’une de nos juniors a eu peur et elle est tombée peu de temps après son départ. Aucune blessure graves, mais elle s’est blessée au cou et est très courbaturée. Je l’accompagne donc à la caserne pour lui tenir compagnie. Le temps d’une douche bien chaude et d’un changement de vêtements et nous retournons sur le site de la compétition. Nous faisons aussi la connaissance de Mary, une juge américaine absolument charmante avec qui nous avons eu bien du plaisir. Le plaisir de ce genre de voyage c’est de faire des rencontres! Après une journée aussi chargée tout le monde est heureux d’aller dormir
Julie et Jimmy à leur arrivé à notre
point de contrôle.

Giorgio et Koona, à leur arrivé


05 septembre : Ce sont les épreuves de MA et de PTV qui seront disputés en cette journée. Mon acolyte et moi-même jugeons l’obstacle de l’immobilité et mon amie Stéphanie juge un tronc d’arbre avec sa partenaire. Nous ne voyons pas la MA de là où nous sommes, les deux épreuves se font en simultané, les concurrents font la MA et passe toute suite au PTV. On commence avec les juniors puis on passe au sénior.

Melyna et Appache lors de son PTV

Maniabilité

La sculpture du concours et notre drapeau

 Tout se déroule bien, le jugement de l’immobilité est plutôt simple. Une petite mésaventure pour un de nos Canadiens! Il ne s’est pas placé devant la porte de l’enclos qui délimite l’immobilité, son cheval a pris la poudre d’escampette… Il faut donc qu’il coure pour le rattraper s’il veut reprendre le parcours et ne pas être éliminé! Ce qu’il a fait avant de reprendre son parcours… Petit moment cocasse de l’aventure. 
Julie et Jimmy en route pour notre obstacle

Entré dans l'immobilité, on se prépare à descendre

Giorgio qui a dû faire un petit peu de cardio!

Le voilà de retour pour le reste de son PTV!

Le jugement fini, nous assistons à la remise des prix. Nous n’avons pas de podium, mais comme c’est la première expérience de la plupart des concurrents canadiens, tout le monde est déjà très heureux de l’expérience vécue et du fait d’avoir pu terminer la compétition, sauf pour notre blessé, qui bien entendu fut un peu déçu de ne pas avoir pu faire les deux autres épreuves. 
Super Cath qui garde le sourire quand même

Toute l'équipe prête pour le défilé



Notre porte-nom officiel à qui nous avons offert
une casquette de l'équipe

Le soir venu, grande fête pour tout le monde… C’est le moment des échanges de vêtements d’équipe! J’ai donc pu échanger mon manteau de l’équipe canadienne de TREC contre celui de l’entraineur de l’équipe du Portugal, ouais!! Un manteau que j’ai encore et que je porte souvent. Nous ne pouvons pas veiller trop tard… Nous décollons à 5h40 du matin et nous devons donc partir pour l’aéroport aux alentours de 3h du matin. Nous ne sommes pas retournés à l’hôtel ce soir-là, nous avons « dormi » avec les concurrents à la caserne, parfois deux par petit lit… quelques choses comme 2h avant de se lever et de repartir.
06 Septembre : Nous disons au revoir à l’Autriche pour retourner chez nous! Nous décollons à 5h40, avec Luftansa, de Gratz en direction de Frankfurt où nous ferons une fois de plus escale afin de changer d’un vol inter-Europe à un vol international. Nous voyageons de jour, nous décollons de Frankfurt aux alentours de 9h15 et nous arrivons à Montréal presque à la même heure… Eh oui, nous « reculons » dans le temps! Comme nous avons six heures en moins que l’Allemagne et que le vol dure à peu près six heures dépendant du couloir aérien emprunté et des vents… Nous avons six heures de plus dans cette journée! Arrivés à Montréal, nous avons six heures d’auto à faire pour revenir dans notre petite Abitibi chérie. Dison que nous n’avons pas eu trop de mal à nous endormir ce soir-là… 


La tête pleine de merveille
  
Une incroyable expérience

C’est avec nostalgie que j’écris ces lignes… Ce fut un voyage plein de rires et de joie… Remplie de merveilles et de découvertes. C’est pour cela je crois que j’aime autant voyager : La découverte de nouvelles cultures et la rencontre de nouvelles personnes par exemple : Yves, Maude, Mary, Ken, Sophie, et j’en passe! Je n’ai pas dit au revoir à l’Autriche, je lui ai plutôt dit à la prochaine! Parce qu’une fois de retour chez moi, il était parfaitement clair que ce voyage serait le premier d’une longue lignée!