jeudi 16 juillet 2015

Récit d'aventure: direction l'Autriche pour un voyage équestre !


Et bien, un peu de changement, passons des opinions bien arrêtées aux récits d’aventures! Combinaisons de deux de mes passions : Le voyage et l’équin!
Mise en contexte : c’est l’Europe open de TREC de 2010 qui se déroulera à St Stefen Ob Leoben, en Autriche. On commence à pratiquer le TREC en Abitibi et plusieurs de mes amies veulent faire partie de l’équipe canadienne. Pour ma part, une compétition internationale et des obstacles de cette taille… très peu pour moi! Beaucoup trop demandé à mon mince courage. J’ai une envie folle d’y aller, je vise donc la place de juge canadien. Je me lance alors dans l’atteinte de cet objectif, il faut juger plusieurs TREC, dont certains hors de ma région pour me qualifier. Comme le TREC est naissant au Canada, mon amie Stéphanie et moi n’avons pas d’opposant pour la place de juge et ce qui fait qu’elle nous revient puisque nous nous sommes qualifiés pour le titre de juge international de TREC. Maintenant un peu de levée de fonds et d’économie puisque nous ne sommes pas subventionnés, il faut se débrouiller. C’est confirmé… Billet acheté… Place réservée… Nous partirons en septembre 2010 pour l’Autriche! 

En mode juge de TREC pour se qualifier pour juger
 l'Europe open

Stéphanie et moi, notre photo pour notre levé de fond



27 Août : C’EST UN DÉPART!!!!! Nous nous retrouvons à l’aéroport Pierre Eliot Trudeau de Montréal (aéroport PET pour les intimes) pour décoller tous ensemble vers l’Allemagne où nous ferons escale avant de repartir en direction de l’Autriche. Seuls deux cavaliers sont déjà partis afin d’aider au transport et à la préparation des chevaux que l’équipe a louée. Ils arriveront de la France. Pour mon amie Stéphanie et moi, c’est six heures de route pour se rendre à Montréal. Nous décollerons en soirée pour un vol de nuit, mais avant, prenons le temps de grignoter un peu et de faire quelques achats à la boutique sans taxes (un guide de langue allemande ainsi qu’un convertisseur de courant ne seront pas un luxe). Nous embarquons vers sept heures, l’excitation monte, mon tout premier vol vers l’Europe (j’avais déjà voyagé, aux États-Unis, en Floride), impossible de dormir dans l’avion pour moi, mais mes deux copines de vol, elles, dorment bien appuyées sur chacune de mes épaules hihi! le vol dure six heures jusqu’en Allemagne, passons le temps en écoutant des films.

Julie, Stéphanie et moi-même, prête à partir
Dernier "check-up" des bagages
En route vers le terminal

28 Août : Nous arrivons à Frankfurt, en Allemagne, pour faire escale et changer d’un vol international à un vol inter-Europe pour se rendre à Gratz. Personne n’a dormi bien longtemps compte tenu de la durée du vol et du fait que là-dessus nous avons mangé un peu avant de tenter de dormir (pour ceux qui contrairement à moi ont pu dormir). Petite escale de quelques heures dans cet aéroport. On mange un bon sandwich et certains font la sieste! Moi je suis beaucoup trop émerveillée et excitée pour simplement me sentir fatiguée. Déjà un petit dépaysement, les stands de nourriture sont plus « artisanaux » que chez nous, des sandwichs de charcuterie maison sur baguette! Et dieu que c’est bon!! En plus du journal en 3D qui m’avait bien impressionnée! 
À l'aéroport de Frankfurt
La monnaie en euro
Le fameux journal 3D

Et c’est reparti pour une autre petite heure de vol, remplie de turbulence au moment d’arriver en Autriche à cause de la topographie montagneuse. Nous atterrissons au alentour de deux heures (heure d’Autriche), puis direction la le garage de location d’auto! Et on est repartie pour un tour, on doit se rendre à St Stefen Ob Leoben en auto, normalement le trajet doit durer 45 min… Mais nous nous sommes légèrement égarés en chemin (oups), nous devions nous suivre, mais en un clignement de paupière nous avons perdu notre compagnon. Notre pauvre chauffeur (mon ami Giorgio) qui avait une voiture remplie de 4 filles bien bavardes devait avoir les oreilles qui sifflait une fois arrivé à notre auberge hihi!
En mode on remplie les autos jusqu'à ce qu'elles explosent

Notre super chauffeur, Giorgio


Un des nombreux tunnels que nous avons traversés
Des montagnes à perte de vue

Nous sommes canadiens… Nous avons un décalage de six heures et les cavaliers doivent se faire aux chevaux, nous sommes donc arrivé avant l’ouverture des logements des cavaliers… Mais Stéphanie et moi, étant juges, allons y rester pour presque tout notre séjour puisqu’on ne peut se mêler au concourant. Nous serons logés ailleurs seulement pour les dates de la compétition (logement officiel des juges). Notre petite auberge est vraiment sympathique, les proprios sont hyper chaleureux et en plus de la super cuisine, très bon rapport qualité-prix! Il faudra seulement faire quelques apprentissages, les proprios ne parlent qu’allemand et une seule personne dans notre groupe le parle… Nous avons donc appris quelques mots! Chouette!! 
C’est aussi en cette journée que nous réceptionnons les chevaux sur le terrain de concours. Ils arrivent de France avec deux membres de l’équipe arrivés plus tôt que nous ainsi que leur coach, ce sont des locations puisque faire venir nos chevaux du Canada est plutôt hors de prix (autour de 10 000$ le billet d’avion selon les dires)! Après avoir fait connaissance, les avoir dégourdi et bien installé, nous allons nous même nous installer à l’auberge, une petite douche et un repas bien copieux… Il est presque l’heure d’aller au lit, mais avant ça, nous allons marcher un peu histoire de visiter le village et de peut-être trouver un WiFi débloqué en chemin (héhé quand même… on veut donner des nouvelles MDR). Par chance on en a trouvé un et on a donc pu donner des nouvelles à nos familles tous les jours. Maintenant au dodo pour Stéphanie et moi qui partageons la même chambre.
Les chevaux qui arrivent

Et tout le monde descend

Julie et sa monture, le super Jimmy

Catherine et Oups, sa monture

































29 Août : Chacun son tour pour faire la tournée du matin pour les chevaux (sauf Stéphanie et moi puisqu’on ne monte pas), nous on descend prendre notre petit déjeuné en bas avant de partir pour le terrain de concours avec les autres. Autre petit dépaysement, les toasts ce n’est pas commun en Autriche, du coup il faut expliquer aux charmants cuisiniers qui sont aussi les propriétaires qu’on veut du pain grillé! Par chance pour mes amies Stéphanie et Mélyna, il y a du Nutella sur la table, elles pourront survivre au voyage haha! Pour ma part je tombe dans le salami et le fromage! Autant goûter à la cuisine locale. Nous profitons aussi du cacao maison que nous avons à boire. Bref des purs délices, pourquoi changer une formule gagnante? Autant en profiter tous les matins pendant que je suis là-bas MDR! Nous partons ensuite pour le site de concours, petit coucou aux chevaux avant de partir en expédition. Repérage en montagne pour se familiariser avec les lieux en vue du POR. Pauvre petite auto que nous avons, elle a dû trouver sa journée longue… en plus de racler le sol à quelques endroits, notre chauffeur à un peu de mal avec la transmission manuelle, sans compter qu’on a perdu la plaque en chemin… Bref, beaucoup de fou rire! C’est en montagne qu’on peut voir toute la beauté que nous offre ce village d’Autriche! Absolument magnifique à vue d’oiseau, à en couper le souffle! L’Abitibi est une région plutôt plate (en topographie), maintenant nous sommes en région très montagneuse et c’est un régal pour les yeux! Nous en profitons donc pour faire plusieurs photos, nous allons à plusieurs endroits et voyons de magnifiques paysages. 


Melyna et moi

Stéphanie et moi

Notre pauvre petite auto mésadapté! 

Un décor idyllique 




Heureuse!!

En après-midi, nous allons faire les boutiques histoire de nous procurer quelques articles manquant à nos besoins. En soirée, l’équipe sort et dégourdissent les chevaux en les montant pour la première fois. Ils ne font que se promener histoire de se familiariser avec eux.

Le super van citron


Monte du soir Melyna fait connaissance avec sa monture: Appache

Julie et Jimmy












30 Août : C’est le début de l’entrainement pour l’équipe, ils doivent se familiariser et s’accorder avec leur monture et c’est aussi le temps de mettre la touche finale à leur entrainement avant la compétition. Nous allons donc vers un petit terrain de cross qui prend environ 15 minutes à cheval. Nous suivons les entraîneurs, qui se rendent en voiture, munie bien entendu de nos appareils photo et de nos manteaux parce que la température est fraîche et humide (moi j’adore!). Les cavaliers s’entrainent en deux groupes et nous immortalisons les entrainement en photos et en profitons pour apprendre.
Catherine et Oups

Julie et Jimmy

Melyna et appache

Giorgio et Koona

Nous faisons ensuite quelques provisions d’eau et de grignotines à l’épicerie pour notre séjour. On finit la soirée dans un petit restaurant muni d’un four à pain… Je me commande une pizza qui sera cuite dans le four… UN DÉLICE, je n’avais jamais mangé une pizza aussi bien équilibrée en terme de saveur! Une belle soirée en équipe ponctuée de rires!


31 Août : Idem, entrainement de l’équipe à l’obstacle cette fois ainsi qu’à la MA. Nous disposons d’une petite rivière (une vraie beauté) où l’on peut s’entrainer au gué, ainsi que de quelques obstacles fixes. Nous rencontrons d’autres équipes au passage et recevons quelques millimètres de pluie sur la tête!

Julie et Jimmy sur le contre-haut

Mon amie et compère  juge Stéphanie

Catherine et Oups dans la magnifique rivière

Giorgio et Koona sur la haie

Melyna et Appache sur le tronc

Giorgio et Melyna avec le coach de l'équipe, Gaëlle
Sous la pluie!

 Cette fois nous finissons la journée à la base militaire où les participants logent. Nous, les juges (notre nom officiel lors de cet événement hihi!), pouvons manger avec eux compte tenu de notre situation. Nous n’allons pas venir pour juger et arriver la veille vu la distance et le décalage, du coup, nous avons le droit de manger avec eux sur la base. Excellente cuisine avec beaucoup de choix. Les participants y sont depuis la veille et ont découvert les fameuses douches… Ce sont des douches communes, qui séparent les hommes des femmes par un filet de camouflage… plusieurs anecdotes à ce sujet MDR. C’est encore aujourd’hui un souvenir plutôt comique. Le soir venu, un des membres nous ramène à notre auberge où nous passons la nuit et prenons notre petit déjeuner.

01 Septembre : Journée de POR en forêt, comme nous ne pouvons accompagner les cavaliers en forêt, nous avons profité de cette journée libre pour partir vers Vienne visiter le château d’hiver de la princesse Sissi ( schönbrunn). Nous prenons le TGV pour la première fois et nous allons visiter un château… Nous sommes au comble de l’excitation! Le TGV passe directement dans le village où nous sommes, on y achète donc nos billets et nous voilà parties. Je suis de prime à bord impressionné par la précision et le respect de l’horaire du train. Une petite heure de TGV à faire (ou plus, mes souvenirs sont flous à ce sujet) pour se rendre à Vienne. Nous avons un changement de train à effectuer et nous n’avons que 5 minutes… Sachant que les trains sont toujours à l’heure et ne sachant pas à quelle distance sont les deux terminaux, nous avons fait notre jogging! Nous sommes arrivés justes à temps. Arrivé à Vienne nous devions rejoindre les parents de notre amie Mélyna… Mais pas moyen de les trouver, nous avons attendu longtemps et avons fini par prendre un taxi pour se rendre à schönbrunn. Nous avons su plus tard qu’ils nous attendaient sur le quai et nous les attendions à l’entrée (oups! À retenir la prochaine fois… se donner un point de rencontre MDR!). Bref, on arrive enfin au château! Le premier château que l’on visite de toute notre vie. On est trop heureuse et on bombarde de photos! 















On visite le château entier et profitons pleinement de notre expérience à fond! Le château où l’on s’en met pleins les yeux, les jardins et pour finir la gloriette. 

Une des nombreuses magnifiques fonaines

La gloriette

Le château vue de la gloriette

Une des nombreuses statuts 
Un autre des nombreuses fontaines :)

Stéphanie et moi sur la gloriette

Notre visite terminée, nous retournons à la gare en taxi. Une fois à la gare, nous avons attendu notre train et n’avons pas remarqué qu’il était là puisqu’il était plus loin sur le quai … nous l’avons donc manqué (à merde… après une journée de visite, nous sommes fatigués et moi je me mets à paniquer!). On retourne à la billetterie et nous aurons 1h30 à attendre avant le prochain… Mais nous finissons par finalement prendre le train et revenir à « la maison ».  Il est très tard, trop tard pour aller souper, par chance, nous avions une réserve de friandise dans notre chambre… Pas très nutritif, mais cela nous soutiendra jusqu’au petit déjeuner de demain! Tout ce dont on rêve, c’est une bonne douche et notre lit pour faire une bonne nuit de sommeil… Que d’émotions… mais quand on y repense aujourd’hui c’était toute une aventure pour deux voyageuses novices!

En attente à la gare de TGV
Voici la fin de la première partie de notre voyage! La suite viendra un peu plus tard, surveillez la page Facebook!


dimanche 5 juillet 2015

Moi je veux… Et lui alors?


Voici un autre petit sujet dont j’ai été souvent témoin… Je l’ai moi-même fait, au début de mon aventure équestre, puis j’ai fini par comprendre… Mais je le vois encore souvent autour de moi. Je parle ici du « moi je veux ». L’être humain est ainsi fait, il tombe souvent dans l’égoïsme… Parfois sans trop s’en rendre compte. Moi je veux faire de la course de baril! Moi je veux faire du concours complet! Moi je veux faire du dressage! Et
Et le cheval dans tout ça? Il n’est pas vrai de dire que les chevaux n’ont jamais de plaisir à être monté ou à être travaillé. Par contre, il est vrai de dire que chaque cheval à ses préférences selon sont type de personnalité. Certains vont détester le dressage et se feront plaisir dans un parcours de cross country! Certains vont détester la randonnée et préférer la sécurité de la carrière de dressage! Certains n’aimeront pas l’aspect répétitif et ennuyeux de la carrière et préfèrerons l’aspect nouveau de la randonnée! Vous voyez où je veux en venir!

Nous avons souvent cette vision unilatérale de ce que NOUS voulons faire… Mais pas de ce que notre cheval aime faire! Un exemple : Sonara préfère la sécurité et la répétition. Elle aime la carrière et aime le dressage puisque ce sont des figures répétitive et connue ce qui la sécurise. Elle aime apprendre, bien entendu, mais je dois opter de
de grande délicatesse et encore une fois, de beaucoup de répétition. Maintenant qu’elle sait mieux gérer ses émotions, la randonnée et les sorties sont beaucoup plus agréables pour elle et je dirais même qu’elle y prend goût! Quant à Mimi, elle préférait de loin la nouveauté et l’action. Le manège était barbant pour elle! La randonnée, elle adorait!! On pouvait partir à l’aventure avec joie. Quant au travaille en manège, pas de problème tant que c’était intéressant, tant que ça bougeait toujours et tant qu’on attaquait de nouvelles choses! Le cross country, elle aurait adoré!
Quand j’ai eu Mimi, elle avait été, disons-le, forcée à quelques reprises et elle était très frustrée (et je la comprends). Il m’a fallu du temps pour lui prouver que je méritais son respect! Le travail de précision était plutôt difficile, car elle ne voulait plus être forcée à quoi que ce soit… Mais la balade était toujours du bonheur pour elle et moi! Cette jument n’avait peur de RIEN, elle passait PARTOUT! Bien entendu, ce n’est pas parce qu’on n’aime pas quelque chose qu’il faut absolument arrêter de le faire… On n’aime pas l’école, mais il est primordial d’y aller!! Par contre, lorsque l’on 

sait que notre cheval déteste quelque chose; une discipline, la carrière, l’extérieur, etc. il serait judicieux de penser à le travailler différemment non? Essayer d’inclure ce qui rend le cheval heureux dans cette façon de travailler! Sonara aime la répétition, alors avant de pouvoir avancer en cross country, on la sécurise avec un peu de répétition, en ayant un autre cheval avec nous sur le parcours, en prenant tout le temps qu’il faut pour lui laisser découvrir les lieux, etc. Alors que Mimi n’était pas fan du dressage et bien, apportons de la nouveauté, ajoutons des pôles au sol, des cônes et travaillons le dressage sous une forme de jeu!
On peut travailler toutes les disciplines et trouver la bonne façon de le faire… Par contre, si votre but est de vous rendre au prix st George (dressage) avec votre cheval et que vous achetez un cheval qui DÉTESTE le dressage, là nous avons un problème! Si votre but

est de compétitionner sérieusement en une discipline et que votre cheval déteste cela, ça ne fonctionnera pas. En bas niveau et pour le plaisir, il y a toujours moyen de rendre cela amusant pour un cheval qui n’aime pas ça. Quand le niveau de compétition demande du sérieux et que votre but est de progresser, alors que votre cheval n’aime pas cela, il faudra revoir vos priorités… Votre cheval? Ou votre discipline? Parce qu’il ne sera pas heureux au travail et vous serrez constamment découragé ou frustré parce que le travail ne sera jamais fluide… Et si vous remportez la bataille, vous vous retrouverez avec un cheval complètement blasé, ou avec un cauchemardus després commun ou encore avec un cheval sur le bord de la rébellion… Si vous ne désirez pas vendre votre cheval, vous devrez changer pour une discipline qui lui est plus naturelle! Par exemple, ma jument et moi sommes stressées en saut d’obstacle! J’adore le saut, mais je suis stressée et je la stresse… Du coup, en dressage, nous sommes calmes et appliquées toutes les deux… Alors c’est ce qu’on va faire cet été! Si on finit par se calmer à l’obstacle et bien on recommencera le concours combiné! On va le travailler calmement à la maison et on verra! Pourquoi se mettre toute cette pression pour un simple ruban? Le but de l’équitation n’est-il pas de prime à bord de s’amuser? De s’amuser TOUS LES DEUX… D’avoir du plaisir ensemble et de décompresser de notre quotidien d’humain stressant? Alors, pourquoi se mettre autant de pression et être aussi rigide? Prenons exemple sur notre cheval et adaptons-nous!


samedi 20 juin 2015

Monter sans mors, c’est monter sans précision?!




Et bien, attaquons-nous à un autre mythe de la monte sans mors. J’ai souvent entendu dire que la monte sans mors manque de précision. On ne peut faire de figures précises et délicates bitless. Il faut absolument un mors pour réussir des figures de dressage complexe et pour avoir un cheval sur la main. On pourra réussir à la faire bitless, une fois appris avec un mors…
Ceci est faux! Premièrement, parce que comme je l’ai dit dans un billet précédent, le contrôle n’est pas physique, mais bien mental. Deuxièmement parce que « less is more », pas besoin d’énormément de main pour réussir des figures complexes.

Troisièmement, c’est l’assiette tout entière qui doit être utilisée pour monter, les mains ne sont qu’une petite partie de l’équation.
Développons… Lors de l’apprentissage, il faut prendre le temps qu’il faut! Nous sommes dans un monde où tout doit arriver vite… Toujours plus vite! Nous n’apprenons plus à patienter et à faire les choses doucement et avec progression. L’équitation est un art avant toute chose et l’art demande de la délicatesse et du temps. Le résultat sera peut-être plus rapide avec un mors, peut-être pas, cela dépend des chevaux, des cavaliers et la façon dont le travail est fait. J’ai appris la cession à la jambe, épaule en dedans, croupe au mur et pivot à ma jument sans mors, etc. Je commence même l’apprentissage des appuyés, toujours sans mors. Je ne manque jamais de précision lorsque je monte ma jument avec son petit side-pull classique. Je n’utilise que très peu mes mains, elles servent principalement à obtenir « la forme » de ma jument. L’impulsion vient de mon corps et mon énergie, la direction vient principalement de mon corps et est encadrée par mes mains, j’utilise aussi beaucoup mes jambes pour les figures de dressage.
Tout bon écuyer sais que la main n’est là que pour encadrer, alors pourquoi l’idée que monter sans mors n’offre pas de précision? Mors ou pas, on encadre très bien quand même. L’énergie, la direction du poids du corps et la jambe sont bien plus importantes

que la main! Lorsque l’on incurve un cheval, ce n’est pas la main qui donne le plie, c’est plutôt la position du corps et des jambes, la main ne fait que supporter l’action. Lors d’une cession à la jambe, encore une fois, le poids du corps et la jambe arrivent bien avant la main en terme d’importance! Même lorsque je fais un arrêt, c’est mon corps tout entier qui stoppe ma jument… Non pas ma main. Je peux facilement arrêter ma jument tout en laissant glisser mes rênes, parce que c’est mon corps qui lui dicte l’arrêt.
Ne dit-on pas que pour rassembler un cheval il faut pousser le cheval sur la main? Il ne faut donc pas tirer sur les rênes ou cisailler avec ses mains… Il faut appliquer un contact léger et donner au cheval assez d’impulsion pour le pousser sur la main… Lui donner assez d’impulsion pour se soulever sur la main. Alors pourquoi est-ce que l’embouchure ou la « non-embouchure » importe t’elle? Ce n’est pas du tout la main qui fait le mouvement, mais l’addition de la main, du poids du corps, de l’assiette, de la jambe et de l’énergie!! Si tout le reste est impeccable, le fait de ne pas avoir de mors ne devrait pas être un problème

n’est-ce pas? Personnellement, je vois le fait de faire des figures de dressage complexes
sans mors comme un superbe défi à relever… Dans ma tête, ce n’est nullement impossible!! Parce que je ne vois pas la main comme la partie principale du dressage, mais bien comme une partie secondaire qui soutient le reste.
Petite tranche de vie personnelle : J’ai été suivre une clinique de concours complet dans un centre très réputé du Québec. J’ai demandé à mon instructeur s’il était d’accord de me voir monter sans mors. Son visage indiquait clairement une appréhension, mais comme cet homme est ouvert d’esprit, il m’a donné son accord, me disant que si ça n’allait pas, on mettrait un mors, mais il m’a donné la chance de lui prouver que c’était sécuritaire. Nous avons commencé le cours, ma jument était stressée, mais entièrement sous contrôle, je n’en ai jamais entendu parler par la suite et j’ai fait exactement les mêmes exercices que tous les autres, et avec succès! Sur le terrain de cross et sur le carré de dressage, ma bride sans mors n’a jamais été un obstacle ou un frein!! J’ai été bien heureuse d’avoir un professeur de ce niveau et de ce 
calibre (il a fait les jeux panaméricains et avait été sélectionné pour l’équipe olympique, mais n’a pas pu y aller dû à un malheureux accident) en concours complet qui m’a laissé la chance de prouver que le mors ne fait pas le contrôle!!


Voilà pourquoi aujourd’hui j’ai la conviction que le fait de monter sans mors ne me ralentit pas, ne me restreins pas et ne m’empêche surtout pas de progresser. Je crois aussi que ma réussite sans mors part principalement du fait que j’y crois à 100%, jamais il ne me vient en tête que je pourrais rater quelque chose parce que je suis sans mors. Il n’y a aucune différence pour moi! Cela part aussi du fait que pour moi les mains ne font qu’encadrer, le mouvement ne part pas de la main… Il part de tout notre corps. Voilà pourquoi monter sans mors ne veut pas dire monter sans précision! Si vous montez en mors et n’avez pas de précision, ne pensez pas en trouver sans mors… Peu importe ce que notre cheval a sur la tête (ou pas), si vous savez utiliser tout votre corps, vous ne manquerez pas de contrôle. 






samedi 13 juin 2015

L’éducation VS le dressage



Voici un autre beau sujet de discussion! Le dressage VS l’éducation, un sujet que j’ADORE! J’entends tellement de choses, trop souvent, sur des sujets d’éducations. Les gens mettent énormément de temps sur le dressage du cheval et pas assez sur l’éducation. Avant tout, je vais commencer par clarifier ce premier point : Qu’est-ce que le dressage et qu’est-ce que l’éducation? Et clarifier la différence entre les deux. Parce que la différence est énorme et importante.
Le dressage : c’est apprendre au cheval à exécuter des mouvements sur demandent,

exécuter tel ou tel exercice et donner la bonne réponse à nos indications. Par exemple : lui apprendre à faire un parcours de baril, exécuter des figures de dressage, apprendre à accepter un cavalier, tourner, reculer, etc.
L’éducation, c’est d’apprendre au cheval à bien se comporter, à savoir se tenir, à comprendre les limites… Apprendre les bonnes manières quoi! Par exemple : apprendre au cheval qu’il a le droit d’avoir peur, mais pas de vous bousculer. Lui apprendre à ne pas vous arracher les rênes pour manger du foin. Lui apprendre que mordre n’est pas acceptable, etc.
La différence entre les deux termes est É-N-O-R-M-E! Beaucoup de chevaux sont très bien dressés et pas si bien éduqués. Les cavaliers mettent beaucoup de temps sur le dressage et trop peu sur leur l’éducation. Ils aiment aussi utiliser nombre de raccourcis
pour essayer de faire passer les mauvaises habitudes de leur cheval, utilisant des artifices qui ne règlent pas le problème. Vous en avez surement déjà entendu? Ton cheval tire en longe? Mets-lui la chaine de la longe dans la bouche! Ton cheval veut toujours galoper et est difficile à tenir? Mets-lui un mors plus sévère! Ton cheval donne des coups de tête? Mets-lui une martingale! Mais… le problème est encore là. Tout cela ne sert qu’à cacher le problème, mais il ne règle pas! Le cheval écoute par la douleur ou par la contention… Un jour, il risque de devenir insensible à cette douleur et le comportement deviendra de pire en pire. Ne serait-il pas plus respectueux de tenter de lui expliquer que ce comportement n’est pas désiré et lui offrir une alternative plus confortable pour lui et pour nous? L’éduquer, lui apprendre les bonnes manières et l’inciter à réfléchir. Trouverait-on acceptable de voir un parent mettre une muselière à son enfant parce qu’il cri en public? Le voir l’attacher sur une chaise parce qu’il bouge trop? Non, un parent éduque son enfant et lui explique les règles de conduite, en le laissant toute foi la chance de s’exprimer et de demeurer lui même.
Bien entendu, l’éducation du cheval passe beaucoup par le travail au sol et c’est une
partie du travail sur laquelle beaucoup de cavaliers lèvent le nez. Pourtant, n’y a-t-il pas plus important qu’un cheval éduqué, qui, en cas de panique, ne vous passera pas sur le corps? Qui ne vous bousculera pas à la vue du moindre brin d’herbe à manger? Qui ne passera pas près de vous casser un pied parce qu’il n’avait pas trop envie de faire attention à votre bulle? Qui ne vous bottera pas parce que vous êtes passé au mauvais moment derrière lui et qu’il se soit dit « tant pis »? L’éducation est la base de la sécurité à cheval. On instaure des limites et le cheval instaure aussi les siennes. Chacun apprend à respecter les limites de l’autre pour une meilleure compréhension et une meilleure sécurité quotidienne.
Il n’est pas énormément difficile d’éduquer son cheval. Il suffit d’être constant. La
constance est la clef du succès ici, il faut absolument s’en tenir aux règles instaurées pour qu’elles restent claires. Par exemple : Si un jour vous le laissez vous arracher les rênes pour manger du foin, parce que vous êtes particulièrement heureux et patient ce jour-là et que je le jour suivant vous le grondez fortement pour la même chose, parce que ce jour-là, votre humeur ne laissait pas passer cette action, comment voulez-vous que votre cheval s’y retrouve. C’est non un jour, c’est non toujours!
Si ma jument essaie de m’arracher les rênes pour manger, elle a droit à un NON et un petit coup de cravache sur l’épaule (petit, mais assez sec pour être convainquant). Pas de colère, simplement une énergie qui indique la désapprobation.  Jamais de colère! Bien entendu, nous sommes humains et il peut nous arriver de perdre patience! Il faudra se faire pardonner et être le plus juste possible par la suite. La « punition » n’est pas une mauvaise chose dans le contexte de l’éducation… Je préfère dire que le cheval à une

conséquence à ses actions. Comme il en aura une au pré s’il exagère et qu’il transgresse les règles du troupeau, le dominant le remettra vite à sa place : une petite ruade ou une bonne morsure. Le cheval sait pertinemment que cette conséquence était justifiée et que son acte n’était pas permis. Donner une conséquence parce qu’un cheval ne comprend pas un exercice, ça c’est un acte d’injustice qui ne sera pas apprécié par votre compagnon. Il ne comprend pas, ce n’est pas de sa faute. Lorsqu’il transgresse les règles établies, là c’est justifié. Les chevaux fonctionnent de cette façon dans le troupeau, il y a des règles de bonne conduite à suivre et des conséquences s’en suivront s’ils ne les respectent pas!
C’est donc à vous de construire votre propre code de conduite entre votre cheval et
vous-même et de vous y tenir. Par exemple : J’aime les chevaux qui sont expressifs et qui viennent me voir et me demander des gratouilles. Par contre, je n’accepte aucun cheval qui ne le « demande » pas de façon polie! Si un cheval arrive rapidement et me bouscule au passage pour exiger ses gratouilles, ou qu’il envahit mon espace sans considération, il se fera renvoyer illico!!! Je ne tolère PAS l’impolitesse! Si un cheval arrive doucement dans ma bulle, se tourne avec gentillesse pour m’indiquer où il veut être gratter, alors là, il y aura droit. Aucun cheval n’entre dans mon espace sans être poli.
Bref, j’espère avoir mis un peu au clair la différence entre l’éducation et le dressage et l’importance de l’éducation. N’est-il pas merveilleux d’avoir un cheval calme au montoir, qui se place lui-même pour que vous montiez et attend patiemment que vous lui donniez le signal pour partir? N’est-ce pas merveilleux de pouvoir descendre de cheval pour replacer des barres et avoir un cheval calme, à l’arrêt, qui attend patiemment que vous reveniez? N’est-ce pas sécurisant d’avoir un cheval en main qui, même s’il a peur, ne vous bousculera pas? L’éducation rend le fait de côtoyer les chevaux beaucoup plus sécuritaire et agréable. De plus, le cheval sera beaucoup plus calme, parce que les règles seront claires et toujours pareilles, il saura donc à quoi s’attendre. L’éducation, c’est gagnant/gagnant!


samedi 23 mai 2015

La fameuse remorque… Mais quelle histoire!!



Oh la la!! Voici un autre sujet « chaud » : la fameuse remorque… Les histoires qui y sont associées sont  plus abracadabrantes les unes que les autres! La remorque, c’est ce que je préfère!! J’adore travailler les chevaux sur l’embarquement.

L’humain devient très ingénieux lorsqu’il est question de faire monter son cheval en remorque… Mais au lieu d’être ingénieux pour forcer le cheval à y monter, ne serait-il pas mieux d’utiliser cette même ingéniosité pour réussir à le convaincre que la remorque  n’est pas si mal après tout? Ce n’est pas aussi difficile qu’il n’y parait : il faut simplement être prêt à y mettre du temps et des efforts… Nous sommes prêts à mettre des efforts sur le travail en selle, mais on laisse souvent le travail au sol de côté. Il serait très avantageux de reprendre ce travail! Imaginez-vous simplement allant à un concours et à l’heure du départ, être parfaitement serein à l’idée de faire monter votre cheval. Imaginez encore mieux… Votre cheval qui vous suit sans broncher et qui attend patiemment que vous refermiez bien les portes et que vous partiez ensemble paisiblement. C’est parfaitement faisable si vous êtes prêt à y mettre quelques efforts, du temps et de la patience… Alors
ce sera fini les renforts, les équipes de trois ou quatre, le cheval qui refuse catégoriquement d’y entrer, les cabrages, les ruades, les longes, les chaines, les chambrières et les sticks! Vous n’aurez besoin que de vous, de votre compagnon, d’une longe et d’un licol !!
J’ai déjà souligné l’importance de travailler chaque cheval selon ses besoins et comme un individu unique! C’est encore le cas ici, chaque cheval n’a pas les mêmes besoins et devra donc être travaillé différemment. Certains sont plus claustrophobes que d’autres, certains n’aiment simplement pas être enfermés et ne plus pouvoir bouger, pour d’autres, c’est le fait de se sentir poussés à entrer qui les frustre… Il faut donc adapter son travail selon la raison du blocage. Pour un cheval très claustrophobe, il faudra être doux, patient, le laisser TOUT explorer et opter pour une méthode approche-retrait lente. Pour le cheval qui n’aime pas se sentir enfermé, il faudra le laisser bouger, qu’il ne se sente pas pris dès le début. Bouger beaucoup, bouger encore et toujours! S’il ressent le besoin de gratter avec ses antérieurs, ou d’exulter tout autre tique que ce soit, il faut les laisser faire et être patient, c’est un moyen pour eux de sortir tout ce stress et cette énergie. Surveillez les signes de stress : pour les extravertis, ce sont souvent des tics qui ressortent, ou des réactions plus violentes lorsque nous dépassons leur tolérance. Pour les introvertis, les signes peuvent être beaucoup plus subtils : une lèvre ou un muscle qui tremble, des lèvres pincées, la tête au sol avec une expression vide, etc. Soyez à l’écoute, faites des essais et adaptez-vous selon les réactions que votre cheval vous offre en guise de réponse! Ne perdez pas 

patience, on fini toujours par y arriver… Personnellement, un cheval difficile qui n’a pas peur de la remorque, mais n’aime pas se sentir forcé à y entrer, m’a déjà demandé deux heures de travail, MAIS le temps s’est considérablement réduit par la suite : de deux heures à une heure, de une heure à 30 minutes, de 30 minutes à 15 minutes et de 15 minutes à quelques minutes à peine! La progression est très rapide une fois que le cheval comprend que vous allez travailler avec lui et prendre ses réponses en considération. Ne vous assoyez pas sur vos lauriers, continuez de le travailler quelques fois et faites ensuite quelques sorties « test ». Si votre cheval embarque, parce qu’à chaque fois il ne va nulle part et qu’il l’a compris, peut-être qu’une fois sortie, il faudra reculer un peu et reprendre son temps. C’est aussi une chose à améliorer, essayer de rendre les sorties le plus confortable et le plus agréable possible… Pendant le transport et sur le site ensuite. Traitez-le en roi et il verra peut-être tout ça d’un meilleur œil. Aérez la remorque pendant le voyage pour éviter qu’il ait chaud, mouillez son foin pour éviter la poussière, mettez-lui des protections de transport qui protègent les articulations afin d’éviter qu’il se les cogne et ait de la douleur (si remorque = douleur, il n’y sera jamais bien), de plus, les chocs répétés aux membres sont une des principales causes d’arthrose… Raison de plus pour utiliser des protections. Si vous faites un long trajet (3 heures ou plus), offrez-lui
des pauses de temps à autre et offrez-lui de l’eau. En lisant les livres de Gillian Higgins, j’ai découvert qu’une heure de voyage en remorque équivaut à vingt minutes de trotting! C’est physiquement difficile : le cheval doit conserver sont équilibre et il y consacre énormément d’énergie. Un cheval doit être en bonne condition pour voyager, il aura aussi besoin d’un temps de repos avant de concourir. De plus, les chevaux sont souvent attachés court et ne peuvent pas descendre leur tête, ce qui peut engendrer des maux de dos et des courbatures. Adaptez votre conduite, ne faites pas d’accélération ou d’arrêt brusque, c’est déjà bien assez difficile pour eux de maintenant leur équilibre debout dans la remorque. Si remorque rime avec inconfort, il n’est pas surprenant qu’ils rechignent à y monter! Mettez-vous à leur place : il est de votre devoir de rendre l’expérience le plus confortable possible et il est aussi de votre devoir de leur montrer que vous êtes des partenaires lors de l’embarquement! Vous êtes une équipe, une paire, il faut donc que cette relation soit pleine de respect et que les deux parties essaient de se comprendre. Travaillez ensemble, essayez de démontrer au cheval qu’il n’y a rien à craindre, rendez-lui le voyage le plus paisible et le plus confortable possible. Vous pourriez être surpris!
Vous pourrez donc voyager l’esprit tranquille, avec un cheval détendu à l’arrière, qui monte sans broncher, qui descend avec douceur et vous serez beaucoup plus calme et beaucoup moins en retard à vos événements. Il n’y a qu’une seule formule magique pour tout exercice : Temps + Patience + Écoute = Réussite. C’est à vous de trouver la bonne façon d’améliorer sa relation avec la remorque, mais je vous jure que vous ne regretterez pas ce temps investi!





dimanche 10 mai 2015

Félix Felicis!!


Je roulais dans mon auto en écoutant la radio… l’inspiration m’est venue… c’est souvent comme ça que je la trouve… Dans mon auto en écoutant la radio, probablement parce que ce sont des moments solitaires où l’on peut s’adonner à la pensée en solo! Bref, j’écoutais « Debout » d’Ariane Moffatt, en entendant le refrain « j’ai besoin de toi c’est tout, j’ai besoin de nous c’est comme ça… » ça m’a frappé. Je ne suis pas en couple, mais il n’y a pas que des relations de couples… Il y a des relations parents et enfants, frère et sœurs, amis… etc. Ces relations sont tout aussi intimes, parfois même plus qu’un couple! Cette réflexion m’a donc directement menée à penser à ces relations d’amitié très profondes que j’entretiens avec un petit nombre de personnes… Ça m’a, bien sûr, 
menée à mes parents, ainsi que mon frère et ma sœur… Des relations très fortes, au centre de ma vie… Bien entendu, ça m’a aussi menée à la relation profonde que j’ai avec tous mes animaux, mon chat, mon chien ainsi que mes deux juments! C’est un point très sensible chez moi, bien qu’on me perçoive comme extravertie, je ne le suis pas! Je ne confie des choses très personnelles qu’à un petit nombre de personnes… Mes rêves les plus fous, mes secrets les plus profonds… Ou le fond de mes sentiments à propos de certaines situations où j’ai été profondément blessée et où je n’ai rien laissé paraitre. Je parle et je plaisante beaucoup, mais le « moi » sans artifices, ni censures  n’est réservé qu’à quelques intimes.


Ceci me ramène à cette partie de la chanson « C’est pas naturel quand tu disparais trop longtemps, ça manque de sens, j’en perds ma chance, mon cœur est en carence, quand ce que je vois tu n’es pas là pour le partager avec moi »
bref, revenons à nos moutons, mon esprit s’égare, encore et toujours! Cette chanson m’a tout de suite rappelé que sans ces êtres (à quatre et deux pattes), je me sens totalement

incomplète, je suis complètement perdue! Ce sont mes repères, ce sont mes remparts, ceux qui m’aident à trouver mon chemin dans les brumes de la vie. Ce sont eux qui m’aident à avoir confiance, à me sentir bien dans ma peau, à croire en moi, à croire en mes rêves! Ceux qui sont toujours derrière moi, prêts à me rattraper et à m’aider à me relever, à m’encourager, à rapiécer ma personne lorsque je me brise. Ceux qui m’aident à ne pas me noyer dans les eaux troubles de ma pensée… Ceux qui allument la lumière dans les moments de noirceur.
Tous mes animaux ont ce don de ne rien dire, mais de ressentir. Je me sens comprise, je me se sent apaisée par leur simple présence. Mon esprit s’apaise et se calme… Ma tête se vide! La compréhension se passe facilement de mot, leur énergie délicate aide à apaiser les tourments. Ils font du bien grâce à leur simple présence, à leur simple calme et à leur simple façon d’être, sans complexe, sans artifice, sans gêne, sans complication, sans jugement… Ils existent, ils sont heureux, ils vivent leur vie en suivant le courant, même si

les eaux deviennent troubles, ils font avec! Nous avons de grandes leçons à en tirer: parfois le meilleur moyen d’éviter de se noyer, c’est simplement de faire l’étoile et de flotter jusqu’à ce que les eaux deviennent plus calmes au lieu de s’égosiller et de se débattre, s’épuisant à mort!
J’ai énormément de chance… J’ai une famille extraordinaire! Nous sommes tous proches et bien que nous soyons une belle sélection d’individus plus différents les uns que les autres, nous nous aimons, beaucoup! Nous nous voyons régulièrement, c’est toujours un rassemblement serti de beaucoup de rire, beaucoup de joie et beaucoup d’amour!! Je me sens choyée, vraiment! Plusieurs personnes n’ont même pas cela dans la vie… Et j’en suis profondément navrée! Ce soutien est incroyable, la famille, c’est l’amour et c’est une force incroyable! Pour moi, la famille inclut la parenté, bien entendu, mais aussi certaines de mes amies proches et mes animaux sont aussi, à juste titre, inclus. Je les aime tous à parts égales!
C’est grâce à cette famille élargie que j’ai enfin pu m’épanouir et croire en moi! Ce sont eux qui m’ont aidée à me construire, bloc par bloc… On oublie souvent, avec le train de la vie, de s’arrêter et de penser à toute la chance que nous avons… La chance d’avoir une famille, ou encore des animaux, ou encore des amies, ou la chance d’avoir un animal de plus d’une tonne, d’une douceur incomparable, qui se laisse mener au gré de nos envies… Sans compter que sans ma famille, justement, je n'aurais jamais eu la chance d'avoir des chevaux! Ce sont eux (mes parents et grands-parents) qui m'ont acheté ma première jument et qui m'ont transporté mainte et mainte fois pour aller la voir, qui m'ont financièrement aidé, etc. C'est le plus beau cadeau que j'ai reçu dans la vie avec l'amour de ma famille! Allons plus loin: la chance de vivre dans un pays où nous avons le droit d’être une femme libre (je parle ici du Canada et j’espère que vous avez cette chance dans le vôtre), la chance d’exprimer notre opinion, la chance d’être qui nous sommes, même si cela implique d’être différent, la chance de vivre dans un pays développé, d’avoir accès à une éducations, d’avoir des soins de santé gratuits… Tout cela est une très grande chance! Nous oublions facilement!!


Nous ne démontrons pas assez aux autres à quel point ils sont importants pour nous! Bon… Mes petits et grands poilus ne peuvent pas lire ou parler, mais j’essaie, tous les jours, de prendre un moment pour leur transmettre mon amour d’une façon qu’ils apprécient! Pour les « humains », et bien ils pourront le lire hihi! Mais c’est aussi de le démontrer tous les jours, par des gestes de gentillesse… Par l’écoute,  la discutions, les encouragements! Mais gardons à l’esprit que quelques mots de temps à autre, « je t’aime », « tu sais que tu comptes pour moi », ça ne prend que quelques instants et ça fait du bien de le dire et de le recevoir. Ces petits mots sont pourtant difficiles à sortir… Surtout chez les introvertis… Les sentiments sont plus difficiles à exprimer par la parole, il nous arrive souvent de le démontrer par des gestes bien plus que par la parole. Si un introverti veut passer du temps avec vous, c’est déjà une belle preuve en soi, la preuve que vous comptez pour lui!
Tout cela pour en venir à ceci: prenons le temps d’apprécier ce que nous avons et arrêtons de focaliser sur ce que nous n’avons pas!! Ne perdons pas cette énergie que nous pouvons mettre ailleurs! Le bonheur n’est pas fait de matériel, le bonheur est fait de ce qui ne se compte pas, qui ne se touche pas, le bonheur est fait de sentiments, d’attentions, de gestes, d’appréciations…

** pas de photos de ma famille par soucis de respect pour eux qui ne veulent pas tous se voir sur internet**