lundi 26 octobre 2015

Adieu...









Vient un moment dans la vie où nous devons faire face à une situation déchirante : LA décision… Celle que notre devoir de partenaire nous incombe de faire pour notre cheval. Vous devez commencer à vous douter de quelle décision je parle. Celle de décider du moment où notre dadou chéri pourra arrêter de souffrir

et partir avant que ses souffrances soient trop importantes. C’est là où je suis rendu… C’est le choix que je dois prendre pour ma vieille Mimi adorée. Mimi avait, depuis plusieurs années, des problèmes de santé qui se contrôlaient bien : MPOC (maladie pulmonaire obstructive chronique), allergie aux moustiques et arthrose. Dernièrement, ces problèmes qui se contrôlaient si bien ont commencé à échapper à mon contrôle… Les crises de MPOC étaient plus longues et depuis le printemps elle n’a jamais cessé d’être raide, voire de boiter de son antérieur. Elle avait tout de même la pêche et était toujours aussi vive! Même si les intempéries la fatiguaient plus facilement et qu’elle commençait
à avoir moins d’énergie. Tout était dans ses yeux… Ils
commençaient à être fatigués. J’ai commencé à comprendre que
l’Heure avec un grand H approchait… Je me préparais mentalement et me disait que ce serait pour bientôt. Mais j’avais encore un mince espoir que la situation s’améliorerait… Mais elle ne s’améliora pas. Rien ne vint jamais affecter son caractère un peu dominant et sa petite bouille farceuse, mais fallait-il en arriver au point où elle souffrirait assez pour perdre sa personnalité pour prendre cette décision? Non, je ne voulais surtout pas la voir comme ça… Puis une enflure à un membre de plus et voilà la goutte qui est venue remplir mon verre presque plein… J’ai compris que c’en était assez! Son arthrose ne s’améliorait pas et nos hivers durs arrivant, le déclic s’est fait dans ma tête et s’est présenté comme une vraie bombe… C’est l’Heure avec un grand H. On pense souvent que la
Notre toute dernière photo de famille <3
décision arrive comme par magie et qu’elle est évidente à prendre… Mais ce n’est ni blanc, ni noir, c’est gris et nébuleux et on n'est, jamais 100% convaincu… En tout cas pour moi. Je crois fermement que c’est pour lui éviter la souffrance, mais il reste toujours une petite part de nous qui se dit : j’aimerais la garder encore. On a toujours ce petit doute à savoir si on prend vraiment la bonne décision. Mais ce serait totalement égoïste et mon amour pour elle est plus fort que mon amour pour moi-même, il me faut
lui dire au revoir et la laisser partir. Tout ça parce que je l’aime et que je ne veuille pas la voir souffrir, ça m’est insupportable, encore plus insupportable que le vide qu’elle va laisser derrière elle. Comme pour me montrer que ma décision était bel et bien la bonne, elle s’est mise à boiter de plus en plus dans la semaine qui la séparait de notre dernier rendez-vous. Je ne pouvais pas la laisser ainsi… Je ne le pouvais simplement pas. Puis la semaine avançait et je la voyais souffrir... Même si je savais que ma décision était la bonne, plus la semaine avançait, plus j'avais des papillons dans l'estomac. Je souhaitais que tout se passe bien et que ça soit tout en douceur. Mais j'avais confiance en ma vétérinaire et c'est ce qui s'est passé... Elle est partie tout en douceur et mes papillons se sont envolés avec elle... Je sais que c'était la bonne chose à faire. Elle ne souffre plus.

Mimi est arrivée dans ma vie lorsqu’il y avait un énorme vide à combler, elle est arrivée au bon moment pour moi. J’étais une adolescente perdue, troublée et qui manquait totalement de confiance en elle.  Elle m’a aidée à me relever, elle a été mon amie, ma confidente, ma psychologue, une épaule sur laquelle j’ai pleuré tant de fois… Et cette épaule sur laquelle j’ai pleuré pour la dernière fois en lui
disant adieu. Je lui dois cela… je lui DOIS! Elle m’a tant appris, elle m’a fait rire, elle m’a fait pleurer, elle m'a fait rager, elle m'a fait sourire et surtout elle m’a aimée comme j’étais… Elle m’a accordé sa confiance alors que tant d’humains l’avaient malmené… Cette confiance m’a permis d’augmenter ma confiance en moi-même… Elle m’a fait vivre tant de choses, elle a été LE PONEY, celui avec qui ont a tout fait, avec qui on a appris, avec qui on est tombé et surtout avec qui on s’est toujours
relevé!! LE poney avec qui on a commencé, le premier à avoir jamais conquis notre cœur, celui qui a rempli ce vide qu’on avait désespérément besoin de combler, celui avec qui on a vécu tant d’aventure et qui a eu la patience de pardonner tant d’erreurs. Le vide qu’elle a rempli se videra à nouveau, mais mon cœur ne sera tout de même pas vide, elle m’a offert Sonara qui remplit toujours une partie de mon cœur et qui me laissera un souvenir vivant d’elle que je continuerai de chérir tous les jours. Il me restera aussi tous ces souvenirs heureux vécus à ses côtés, ces souvenirs deviendront peu à peu une source de réconfort
plus qu’une source de larme… Le temps est le guérisseur de tous les maux et elle restera dans mon cœur à tout jamais.  



Tu m’as conquise quand j’ai posé mon regard sur toi, tes petits yeux pleins de malices, ta grande personnalité et ta petite bouille m’ont fait craquer. Tu étais de la vraie bombe à chevaucher, nous avons fait les 400 coups et vécus tant d’aventure! Mon fidèle destrier sans peur qui aurait pu me porter jusqu’au bout du monde. Voilà comment je veux me souvenir de toi… J’ai maintenant rempli ma promesse, celle que je t’avais faite il y a maintenant 11 ans. J’ai été ta dernière famille. Je t’ai laissée partir tout en douceur, tu peux te reposer maintenant, les souffrances sont terminées. Tu as été si aimée, tu m’as rendue si heureuse, sache-le. Merci encore d’avoir été une amie si formidable, adieu ma petite mémé tannante.


La toute dernière photo

dimanche 18 octobre 2015

Mes ouvrages inspirations


 

Voici les ouvrages qui m’aident toujours lorsque j’ai besoin de remplir ma jauge d’inspiration et me remettre dans un bon état d’esprit pour aborder le cheval. Il m’arrive parfois de me perdre dans l’énergie frénétique qui nous entoure aujourd’hui, je suis quelqu’un qui absorbe beaucoup l’énergie qui m’entoure, si quelqu’un est fâché, il m’arrive de me sentir très mal, même si cette personne n’est pas du tout fâchée contre moi. Donc, quand la vie devient chaotique ou stressante, j’ai souvent besoin de me ressourcer afin de retrouver mon calme intérieur. Sinon, ça se reflète sur mon travail avec les chevaux, puisque Sonara est comme moi, une éponge à émotion.
J’ai donc ces outils que j’utilise quand j’en ai besoin, quand je sens que je m’éloigne du but et que je m’égare. Lorsque j’ai besoin de décrocher, de m’évader, je lis ma série préférée, Harry Potter (eh oui, une vraie PotterGeek assumée). J’ai donc la même tactique pour me ressourcer du côté des chevaux.

Cette année, Les Delgado-Pignon nous ont fait plaisir avec un nouveau livre; la force du lien, écrit par Agnès Galletier. Je l’ai donc demandée et reçue à Noël dernier. Un livre que j’ai dévoré en quelques jours, comme
l’autre, parce que j’ai tout de suite été absorbée dans leur monde. Ils nous offrent une intrusion dans leur quotidien, ils partagent avec nous des tranches de vie ainsi que leur façon toujours aussi poétique de voir le cheval. Bref, un pur délice à lire et à découvrir au fils des pages. Et que dire des photos à l’intérieur… C’est à faire rêver! Une excursion dans leur quotidien en plein cœur de la vie de leurs chevaux… Leurs mondes sont complètement connectés et c’est merveilleusement ressourçant à lire. Ça me fait rêver, c’est le genre de vie que j’aurais aimé mener! Sans avoir un élevage prestigieux, je rêve surtout d’une vie dont le centre même est le cheval.
Étant quelqu’un de créatif qui aime exploiter son côté artistique, ces livres me font le plus grand bien. Les images incroyables qui s’y trouvent ont le dont d’émerveiller la photographe qui est en moi. L’écriture qui nous offre une vision poétique et imagée du cheval m’apporte dans un autre monde, dans leur monde et dans leur vision des relations que nous devrions avoir avec un cheval. C’est très inspirant et très motivant!

Par un heureux hasard, je suis tombée sur le petit film « Les pensées secrètes des étalons », mettant en vedette le couple Pignon-Delgado, qui m’a, une fois de plus, conquise. Ce petit film est, tout comme les livres, une excellente source d’inspiration. Il nous permet d’observer ces talentueux cavaliers en action avec leurs chevaux et de pouvoir nous instruire tout en profitant de leur philosophie du cheval. Encore une fois, une incursion des plus passionnantes dans leur univers.

D’un autre angle, plus visuel, je me motive souvent en regardant mes coffrets Parelli. Ça me remet aussi dans la bonne voie, d’une autre façon. Ce sont des vidéos éducatives plus que poétiques, mais tout aussi utiles pour se motiver. J’en profite aussi dans les « temps morts » quand il fait -35°C l’hiver par exemple! Parfois je ressens simplement le besoin de les écouter, alors je m’assoie et je le fais! Je repars ensuite de plus belle dans l’entrainement avec mes chevaux. Cela m’aide à rester dans la bonne voie, à garder ma concentration et ma motivation pour continuer à donner mon maximum.

Le premier DVD Parelli que je me suis procuré est un de ceux que j’affectionne le plus, puisqu’il m’a ouvert une toute nouvelle perspective, une toute nouvelle façon de voir le cheval. Il s’agit du DVD « Horsenality » qui décrit les 4 quadrants principaux qui régissent globalement les types de  « personnalités » équines (liens de l’article). J’ai alors compris énormément de choses sur mes chevaux… J’ai ouvert mes yeux et mes oreilles bien grand et j’ai regardé ce vidéo avec avidité. C’est l’élément déclencheur de ma passion du  comportement équin. En regardant ce vidéo j’ai commencé à porter plus attention aux signaux qu’envoyaient mes chevaux et de là est partie mon obsession de comprendre ce que les chevaux nous disaient.
Je me suis ensuite procuré plus de DVD : les 4 anciens niveaux Parelli, le pattern on line, the game of contact, liberty and horse biavior et bien entendu plusieurs nouveaux DVD sont arrivés et je souhaite m’en procurer quelques-uns, the scale of training par exemple, qui traite d’une façon plus « horsemanship » de faire du dressage.

Bref, voici mes incontournables! Ces ouvrages et ces vidéos qui m’inspirent, me font réfléchir et m’aident à progresser




dimanche 4 octobre 2015

Test sur équipement: bride sans mors et hackamore


Après plusieurs réponses positives, voici le tout premier billet de retour sur les hackamores et brides sans mors que j’ai utilisé au cours de mon parcours équestre.
Il est d’avis de préciser que chaque cheval à ses préférences et que mes avis et observations concerne principalement les préférences de mes propres chevaux.

Effet de levier

Hackamore mécanique en cuir avec mouton :
type : hackamore de cuir doublé en mouton, muserolle large avec branche de 10cm environ
effet : Levier
sévérité : moyenne, muserolle large (pression plus diffuse), branche moyenne (effet de levier qui décuple la force). Le mouton rend quand même le tout assez confortable lorsqu’on n’utilise pas le hack.
Précision : moyenne, on ne peut pas faire d’effet de rêne d’ouverture avec un levier. Pas recommandé pour utiliser avec du contact.
Ce type de hack fonctionnait très bien avec Mimi, il était par contre trop sévère pour Sonara qui avait tendance à s’encapuchonner dès qu’on mettait un peu de main.

« Little S » hackamore, en corde :
type : hackamore muni d’une muserolle en corde de lasso et de petites branches en forme de S
effet : Levier
sévérité : moyenne, muserolle mince (pression répartie sur une petite surface), branche courte (petit effet de levier)
précision : moyenne , l’effet de levier empêche la rêne d’ouverture. Pas recommandé pour utiliser avec du contact
J’ai utilisé ce hack simplement avec Sonara, lors de ses premières sorties, encore une fois, un peu trop sévère pour elle. La muserolle en corde n’était pas assez douce pour elle. Certains S hackamore sont  muni de muserolle plus large, ce qui serait surement plus confortable et un peu moins sévère. De plus, la corde peut finir par blesser le nez sous l’effet de la friction de la corde avec la peau.

Effet combiné :

Nurtural bitless bridle :
Type: side pull simple, muni de lanière qui se croisent sous la tête et qui ressortent dans les anneaux latéraux.
Effet : combiné, les lanières font en sorte que la pression est distribuée sur le nez ainsi que sur la nuque. En plus de faire un effet de serrement sous la tête.
Sévérité : entre moyenne et douce, la pression étant distribuée sur sa nuque, une partie sensible. Lorsque l’on tire sur les lanières, nous avons aussi un effet de serrement sur la tête.
Précision : très bonne.
Cette bride est un très bon outil de travail pour la plupart des chevaux. Sonara étant très sensible n’était pas 100% confortable à cause de ses effets de pressions sur la nuque et de serrement. La version de ma bride avait aussi du caoutchouc texturé sous le nez pour l’empêcher de tourner, un autre petit inconfort pour Sonara. Elle s’encapuchonnait un peu dans le contact. C’était léger, mais c’était là

Effet simple :

Side pull maison en corde :
type : side pull maison en corde de licol simple. Une seule corde
effet : simple
sévérité : entre moyenne et douce, la corde étant une seule corde de licol ne diffuse pas la pression sur une grande surface ce qui la rend tout de même peu confortable.
Précision : bonne, mais ne permet pas un bon contact. Comme la corde est simple, le cheval n’est pas confortable dans le contact.
J’ai utilisé cette muserolle avec Sonara qui l’a trouvé plus confortable que les hackamore, mais encore un peu trop sévère pour elle. De plus, la corde tournait facilement sous des effets de rênes d’ouvertures.


Side pull maison en cuir :
Type : Side pull maison fabriqué à partir d’une muserolle allemande en cuir
Effet :
simple
Sévérité :
douce, plus la muserolle sera large, plus l’effet sera doux. Peut être utilisé avec du contact.
Précision :
excellente, les rênes étant placés de chaque côté de la muserolle, nous pouvons avoir une bonne direction et une bonne compréhension. Il faut par contre porter une attention particulière à l’ajustement. En effet, si la muserolle n’est pas assez ajustée, elle tournera et la précision sera donc moins bonne, en plus d’envoyer les montants de la bride dans les yeux du cheval.

C’est ce type de bride que j’ai fini par adopter avec Sonara. Je peux choisir une bonne muserolle large, la positionner à la bonne hauteur, la mettre sur une belle bride (et oui ahaha on aime ça quand même) et monter avec contact tout en ayant une Sonara confortable et qui accepte le contact.

Licol en corde (natural hackamore):
Type : licol en corde munie de rênes et d’une longe également en corde
Effet :
simple
Sévérité :
moyenne, les cordes sont doubles, mais fines ce qui diffuse peu la pression. De plus, les nœuds se trouvant sur le chanfrein sont faits pour exercer des points de pressions inconfortables. C’est pour cette raison que je ne l’emploie pas avec du contact.
Précision :
moyenne, comme les rênes sont accrochées sous la tête, elles n’offrent pas autant de précision. Que vous fassiez une pression sur la rêne droite ou la gauche, la commande arrive sous la tête et c’est donc moins précis pour le cheval au début. Par contre, ça permet d’affiner les demandes parce que votre cheval devra être plus attentif à votre corps.

J’utilise ce licol assez fréquemment surtout lorsque je sors en balade et que je n’ai pas besoin de la même précision que lorsque je fais du dressage. De plus, en balade, je n’ai pas besoin de contact et la longe qui est aussi attachée sur le licol peut se révéler très utile. C’est donc régulièrement mon harnachement de randonnée/hack.





dimanche 20 septembre 2015

Tu es tout!


Un jour tu m’as frappée en plein dans le cœur, j’ai ressenti ton être jusque dans ma propre âme. Lorsque j’ai plongé mes yeux dans les tiens, j’y ai trouvé un miroir ne me renvoyant que la plus belle image de moi-même. Dès que je t’ai rencontré, je suis restée accrochée… Accroché à toi, à tout ce que tu es, sans jamais plus pouvoir m’éloigner. Tu es mon phare dans la nuit, me permettant de ne pas me perdre dans le noir. Je ne peux faire autre chose que de graviter dans ton orbite. Tu es mon soleil, je ne peux vivre sans ta chaleur et ta lumière, tu es ma lune, je ne peux vivre sans ton attraction et ton reflet, tu es aussi mon étoile, qui me permet de ne pas perdre espoir dans l’obscurité. Ma vie à trouver son sens, tu l’as complétée et équilibrée.



Plus j’apprends de toi, plus je suis en ta compagnie, plus tu apportes à mon bien-être. Ce sentiment que tu me donnes, de ressentir à mon propos plus de fierté et de confiance que jamais auparavant. Ton doux parfum qui répand en moi un sentiment de confort et de chaleur, me faisant me sentir à ma place. Cette sensation de puissance et de courage que tu me transmets en un seul touché qui me permet d’affronter plus que je ne m’en croyais capable. Ton aura et ton énergie qui se dispersent dans mon âme telle une brise tiède et apaisante, me recentrant et m’ancrant. Ce profond lien qui nous unit est un serment inviolable, je ne peux le briser sans y laisser beaucoup! Tu as fait grandir la vie en moi et tu as implanté cette force et ce courage qui avaient été jadis des rêves inaccessibles. Tu m’as permis de me reconstruire, bloc par bloc, de me solidifier et de me permettre d’apprécier la vie sous toutes ses formes. Ta compréhension silencieuse et l’attention que tu me portes m’ont fait devenir plus solide… Ta confiance aveugle en moi a fini par s’infiltrer doucement et me donner, enfin, confiance en moi-même. Tu m’as permis de croire en mes capacités et tu m’as fait faire des choses dont je me croyais incapable… Mais ma confiance en toi était si grande que je t’ai suivi, le monde s’est alors ouvert à moi pour la première fois.



Lorsque je mets le pied dans cette grande étendue verdoyante qu’est ta maison, c’est un peu comme mettre le pied à la maison. Cet endroit où je peux être, qui je suis, librement, en toute sécurité; près de toi! Peu importe l’endroit, peu importe avec qui, tant que je suis près de toi. La liberté, voilà ce que tu apportes à ma vie. Sentir la brise tiède me caresser le visage, emplir mes poumons de fraicheur et d’humidité du soir. Cette odeur qui est un  doux mélange sucré de fleur et d’herbe. D’apprécier la beauté colorée d’un ciel qui flamboie sous le soleil couchant. Cet endroit que tu peux appeler ta maison est l’endroit qui me fait ressentir calme et bien-être, là où je me sens aussi ma place, mon refuge, mon temple… là où tu te trouves! C’est là que je peux trouver la sérénité dans ce monde si turbulent et si chaotique. Là où je peux décrocher, éteindre mon cerveau, éteindre mes soucis et me synchroniser à ton rythme… Faire le vide, me connecter à toi et partir pour l’aventure en profitant de toute cette nature qui nous entoure.




Voilà ce que tu es pour moi, MON CHEVAL! Tu es ma drogue, mon thérapeute, mon yin, mon encrage…Tu es tout ce qui est arrivé de meilleur à ma vie, c’est toi! Tu l’as préservé, enrichi et bonifié. Tu l’as rendue merveilleuse, pleine de douceur et de beauté. Tu m’as rendue meilleure, équilibré (presque) et heureux. Et  si un jour on m’arrachait à toi, mon cœur et mon âme se déchireraient pour partir avec toi. Me laissant dans un corps vide et à peine vivant. Parce que tu as fait de moi ce que je suis aujourd’hui, je te dois beaucoup, je le sais et je fais la promesse d’essayer d’être digne de toi chaque jour de ma vie!


lundi 7 septembre 2015

Éthologie ou ne pas éthologie, tel est la question


L’éthologie, ne nous en cachons pas, est devenue une vraie mode depuis un moment. Plusieurs personnes la pratiquaient bien avant que ce soit populaire et d’autres ont simplement suivi la tendance. Voici donc la grande question : fait-on vraiment de l’éthologie? L’éthologie est, par définition : la science qui étudie décrit le comportement des animaux dans leur environnement. Le terme éthologie en tant que tel n’est pas
approprié pour la plupart des utilisations qu’on en fait; équitation éthologie, travail éthologique. Il s’avère bien employé lorsqu’on l’utilise pour parler de comportement naturel des chevaux, lors d’observation du cheval au pré, à son naturel et lors de réflexions par rapport au comportement. Autrement, il n’est pas bien employé. Il faudrait trouver un autre terme qu’éthologique pour employé avec l’équitation! On entend aussi équitation naturelle, mais l’équitation n’est pas vraiment naturelle pour l’équidé… Mais comment le qualifié alors? C’est plus pratique et plus facile de décrire comme « éthologie » ce que nous faisons, c’est un terme déjà connu et très employé. Y a-t-il vraiment place à utiliser un terme? Je me le demande parfois…  J’utilise souvent le mot éthologie pour décrire ce que je fais puisque c’est plus facile pour se faire comprendre, mais enfin… C’est simplement une équitation basée sur des rapports qui se veulent le plus positifs possible, un travail en équipe, sur un pied d’égalité. Le travail se fait dans une optique de respect mutuel et d’écoute… Devrait-on qualifier cette façon de travailler de « spéciale »? Ne devrait-on pas qualifier le travail dans le respect de « normale »? Je me demande simplement! Bien sûr la plupart des gens qui travaillent dans le respect et l’écoute, font en général un peu d’éthologie tous les jours puisqu’ils observent le comportement de leurs chevaux et essaient de comprendre ce qu’ils tentent de nous démontrer. Nous incluons ensuite un peu de ces observations dans notre travail quotidien.


Ceci m’amenant à cela : « L’éthologie » est à la mode… Une éthologie mal pratiquée est une éthologie malsaine!! Lorsqu’on tombe dans ce travail, il faut être prêt à s’investir corps et âme! Je dirais aussi que ce travail est souvent ponctué de crise de nerfs et de larmes. Lorsqu’on découvre certaines choses, qu’on comprend certains faits, on se souvient ensuite de ce que nous avons parfois fait par manque de savoir… On s’en veut, on devient émotif, parfois jusqu’à en verser quelques larmes. Mais comprenez bien ceci : nous ne pouvons savoir ce que nous ne savons pas, jusqu’à ce qu’on le sache! Il faut apprendre à se pardonner en cours de route et à aller de l’avant, les animaux ne vivent pas dans le passé, lorsqu’on sait prouver notre bonne volonté, nous sommes rapidement pardonnés. 

Bref, retournons à nos moutons, la mode de l’étho… Hum! Lorsqu’on veut pratiquer « l’éthologie » LA VRAIE, il faut donc aller dans la réflexion, apprendre à observer, tirer des conclusions, s’instruire et apprendre des observations des autres, les mettre en pratique et rester à l’écoute… Si vous suivez les méthodes « étho » à la « traditionnelle », c’est-à-dire que vous ne faites que les étapes sans vous poser de question, selon un mode d’emploi bien écrit et bien préparé, vous risquez de frapper un
mur. Ces étapes sont simplement des guides, d’ailleurs, nous pouvons souvent voir plusieurs instructions pour le même exercice.  Parce que chaque cheval est différent et tout ne s’applique pas à chacun! Je suis une fan des horsenality parce que ça aide à cataloguer « le gros » de la personnalité d’un cheval, mais ça ne le définit pas entièrement. Deux chevaux LBE ne fonctionneront pas forcément de la même manière. Il ne faut pas s’emprisonner dans ces guides, mais simplement s’en servir comme bases, rien ne nous empêche d’aller plus loin. Toutes les méthodes dites « douces » ne le sont pas forcément non plus… Certaines sont plutôt basées sur la dominance et la force, mais tournées d’une façon plus agréable à regarder… Attacher le membre d’un cheval pour le coucher, même si c’est fait avec du temps, ce n’est pas « doux » à mes yeux… Pas du tout! Mettre une pression énorme sur le cheval dans un round pen, le pousser à bout de nerfs, pour qu’il capitule enfin et vienne nous rejoindre par épuisement mental… Ce n’est pas très doux à mes yeux non plus! Bien sûr, un apprentissage sans stress est presque impossible, mais essayons de le limiter au minimum et de faire plusieurs pauses afin de rassurer le cheval. Comme il nous est
impossible de vivre sans stress (nouveau boulot, nouvelle école, nouvelles rencontres…). Même avec des méthodes que j’aime beaucoup, j’en prends et j’en laisse. Certaines choses vont avec ma philosophie et d’autre pas… La vie est ainsi faite. J’ai mélangé plusieurs choses à ma recette cheval : Parelli, St-Vaulry, Pignon, Delgado… Je m’éduque, je retiens, j’essaie, je garde ou je laisse, je mélange, je reconstruis, je modifie, etc. Comme pour la cuisine, j’aime bien ajouter mon grain de sel aux recettes que je fais.



Dans tous les cas, l’important c’est que l’éthologie n’est pas une discipline, mais plutôt une façon de voir le cheval, une philosophie de travail en fait! Peu importe la discipline que l’on pratique, elle pourra toujours s’y insérer. Je fais du dressage et j’essaie d’inclure des notions d’éthologie dans mon travail, même si je sais qu’à la base, monter un cheval n’est pas vraiment naturel… J’essaie simplement de rendre le travail le plus agréable pour chaque cheval que je côtoie, que je considère comme un individu à part entière. Respecter la nature et les préférences de chaque cheval et surtout ne pas suivre aveuglément le mode d’emploi dû parfait petit cavalier pour avoir une parfaite petite monture!


samedi 22 août 2015

Ils sont tous pareils… euh quoi?


Voilà un sujet TRÈS délicat!! Je m'avance dans ce sujet chaud puisqu'il faut en parler.
Il y a un moment, j’ai eu ces quelques réflexions… Du fait que beaucoup de gens mettent tous les chevaux sur la même base de pensée. En fait, il y a longtemps qu’on le pense pour l’entrainement et le travail « One method fit all!! » Ce qui, nous savons, est complètement faux! Alors, pourquoi fait-on exactement la même chose pour le style de vie? Tous les chevaux ne sont pas identiques et chacun a ses propres besoins. Ne

perdons pas de vue que nos chevaux ne sont PLUS des chevaux sauvages… Ce sont des chevaux domestiques, génétiquement sélectionnés par l’être humain, donc la sélection naturelle qui veut que le plus fort et le mieux adapté survivent n’est plus… Nous sommes sentimentaux, les faibles survivent avec nous (je ne juge pas, je suis incluse dans ce groupe aussi, exception de ceux qui sont vraiment trop faibles pour avoir une qualité de vie, en quel cas je préfère ne pas les laisser souffrir inutilement) et nous les aimons aussi (parfois même plus étant donné leur état de faiblesse)! Ce n’est donc clairement plus le même modèle sauvage, fort et résistant… Toujours dehors, non toujours dedans… Un petit compromis? Pourquoi ne pas les sortir le plus longtemps possible et les rentrer au besoin? Certains humains aiment la campagne, d’autres la ville… Certains chiens préfèrent être dehors, d’autre bien au chaud en dedans! Pourquoi serait-ce différent avec les chevaux? Ils ont leur préférence aussi et n’ont pas tous les mêmes capacités à s’adapter.



Bien entendu, moins les chevaux sont exposés aux éléments, moins ils y seront résistants… Ils sont quand même « capable d’en prendre » à condition que leur état de santé soit bon, sinon, une autre condition à laquelle s’adapter. Il faut éviter de faire de l’anthropomorphisme en se disant « J’ai froid, je ne peux donc pas laisser mon cheval dehors ». Leur seuil de tolérance est bien différent du nôtre, s’ils ont une bonne 

fourrure, une bonne réserve de graisse ainsi que du foin et de l’eau à volonté, la majorité peuvent être très bien, même au froid (certains même préfèrent l’hiver à l’été). N’oublions pas par contre que chez les très jeunes ainsi que les très vieux chevaux, la régulation de la température n’est pas la même. Chez un cheval en mauvais état de santé, maigre, qui ne fait pas beaucoup de poil, etc. la résistance ne sera pas non plus la même que chez un cheval en santé. Bien entendu, lorsque dans notre petite Abitibi nous avons des -50 °C la nuit, honnêtement, je ne suis pas du tout à l’aise de laisser mes chevaux dehors, même avec un abri. Les engelures sérieuses sont possibles aussi pour les chevaux et ce ne sont pas tous les chevaux qui sont physiquement capables de tolérer un tel froid… À moins de leur tricoter de petites tuques MDR! Par contre, quand la température est douce les chevaux sont, en général, bien heureux de dormir dehors! Certains chevaux, même par temps très froid, préfèrent
de loin rester dehors et y sont parfaitement adaptés. Le compromis est la clef, chez nous, les chevaux restent dehors et lors de mauvais temps ou de mauvaises conditions, ils rentrent, mais on essaie toujours de les laisser le plus longtemps possible dehors et de les écouter, car, oui, ils nous parlent. J’ai personnellement observé des chevaux qui détestent clairement être à l’intérieur, ainsi que certains qui ressentent le besoin de s’abriter dans les écuries de temps à autre. La petite jument d’une amie déteste tout ce qui peut restreindre ses mouvements et n’aime donc pas du tout être en box. Ma vieille Mimi, par exemple, demande parfois à être rentrée en été… Elle attend à la porte que quelqu’un la rentre. Elle est allergique aux piqûres de mouches,  les taons sont très friands de sa vieille peau (ou bien elle goûte particulièrement bon, qui sait!) et comme elle est noire, le soleil la chauffe beaucoup. Elle se sépare donc du troupeau et demande
à rentrer d’elle-même au box, où elle en profite pour dormir, s’allonger et se rafraichir. Par contre, lorsque les températures du printemps ou de l’automne sont douces, elle est très heureuse de passer tout son temps dehors. Sonara, quant à elle, est heureuse, peu importe où elle se trouve, tant qu’elle est avec les copains! Elle est bien heureuse de rentrer lorsqu’il y a trop de taons ou encore lorsqu’une grosse tempête éclate en hiver!
En ce qui concerne les chevaux au box, c’est un couteau à double tranchant également! Il faut demeurer bien prudent et avoir une pension de grande qualité pour que le cheval ait une bonne vie ainsi. Je ne parle pas d’une pension chère qui offre plein de produits de luxe… Je parle d’une pension qui respecte les besoins fondamentaux des chevaux. Le besoin de voir des congénères et de socialiser, et ce, même dans leur box. Le besoin de sortir au moins quelques heures par jour (oui certains chevaux sont très heureux avec ça, ils ne tolèrent vraiment pas les intempéries). Le besoin de manger continuellement puisqu’ils produisent toujours de l’acide gastrique (et non pas 2 repas par jours…). Bien entendu la propreté des lieux, la ventilation et le nettoyage très fréquent des box sont extrêmement importants lorsque les chevaux passent plus de temps au box.




Ce que j’avance dans ce billet (et dans à peu près tous mes billets MDR), c’est qu’il faut rester ouvert… Il faut s’adapter à chaque cheval. On ne peut pas prendre un cheval qui était toujours à l’intérieur et juste le balancer dehors d’un coup… Il faut quand même le laisser s’adapter et l’écouter, certains ne s’adapteront pas et auront besoin que vous vous ajustiez. On doit aussi garder en tête qu’un cheval jeune, vieux, malade, en mauvais état de chair, etc. demande une surveillance accrue et des besoins spéciaux. Certains chevaux 

sont beaucoup moins résistants au froid et peuvent se faire des engelures, ou certains résistent moins bien aux grandes chaleurs, ou certains sont plus sensibles aux mouches, ou encore par infestations massives de taons, comme ils nous arrivent parfois dans notre belle région, ou encore plus sensible à la boue, ou encore à la pluie (dermato), etc. On doit donc s’adapter et écouter ce que les chevaux nous disent. Ils trouvent toujours le moyen de nous faire comprendre ce dont ils ont besoin et plus nous les écoutons, plus ils s’expriment. Petit exemple: Ces temps-ci, nous entrons les chevaux à l'écurie que pour la moulée, on les ressort ensuite et ils restent dehors toute la journée (quand la température est bonne). Mais l'autre jour, un des chevaux de l'écurie à décider qu'il ne sortait pas! Rien à faire, il ne voulait pas sortir! On ne l'a pas forcé, on l'a laissé là et la proprio est revenue voir plus tard s'il était prêt à sortir... Il était couché et dormait. Il est donc resté jusqu'au lendemain matin. Une fois reposé, il était prêt à aller rejoindre les autres au pré
C’est une grosse responsabilité de choisir à leur place la façon dont ils doivent vivre! C’est encore plus difficile de savoir avec certitude ce dont ils ont besoin. Mais faisons de notre mieux et pensons à ce qu’ILS veulent et essayons de ne pas entrer dans l’anthropomorphisme. 

samedi 8 août 2015

Donner son opinion sans devenir c*n



Je me porte souvent à réfléchir sur notre ère… Nous sommes sous une ère matérielle, où l’on croit que la possession matérielle nous rendra heureux, nous apportera plus. Où nous voulons toujours plus que les autres, et ce, dans l’immédiat… Nous sommes impatients, nous ne profitons plus de la vie, nous voulons les choses pour hier, nous voulons être parfaits, nous voulons être ce que la société nous dit d’être… L’être humain
suit une ligne de conduite imposée et tente de s’y conformer en croyant que c’est comme cela qu’il trouvera le bonheur. Il veut être accepté coute que coute… Ça a été un de mes plus gros problèmes étant adolescente. Je voulais tant être comme tout le monde!
J’ai compris à un moment que cette ligne de conduite ne serait jamais pour moi : avancer avec des œillères, faire les choses d’une certaine façon parce que c’est toujours comme cela qu’on l’a fait et suivre aveuglément sans jamais me poser de questions... Je l’ai déjà fait, parce que j’ai essayé d’être acceptée… Nous sommes tellement portés à ridiculiser ceux qui sont différents… Et encore plus à ridiculiser ceux qui innovent en disant que c’est impossible. L’humain est ainsi fait, il craint ce qui est différent et il tente de l’éliminer. On peut facilement le voir avec toute l’intimidation que l’on peut observer de nos jours. Ou encore la façon dont les gens se rabaissent constamment. Pourquoi fait-on cela aux autres? Pourquoi? Je ne peux pas comprendre. Les plus grandes découvertes de ce monde ont été faites par des gens qui ont cherché plus loin que les autres, ne se sont pas arrêtés aux mots « c’est impossible » et ne se sont pas contentés de la « norme » et ces gens ont tous été ridiculisés au début… Nous avons déjà pensé que la terre était le centre de l’univers et qu’elle était plate n’est-ce pas? Je crois que tout cela vient de la peur de la différence ou peut-être du confort de rester dans ce qui est connu? Enfin bref, être 
différente aujourd’hui est une fierté pour moi et j’en suis fière… Mais tout ceci pour en mener à
cela… Nous sommes fières de nos idées différentes, nous sommes certains de nos croyances parce que nous y avons longuement réfléchi et que nous observons nos résultats sur le « terrain ». J’en viens enfin à mes conclusions… Cela nous donne-t-il le droit d’être méchants à notre tour et de faire aux autres exactement ce qu’on a vécu? Est-ce différent pour eux? Bien sûr que non… Je voie beaucoup de gens qui ont décidé de délaisser le traditionnel, je comprends parfaitement cela puisque je l’ai fais aussi, mais est-ce vraiment nécessaire d’essayer d’imposer nos idées comme les autres essaient de nous imposer les leurs? Est-il nécessaire de devenir de vrai « Dráma queen »? J’ai du mal à accepter les violences psychologiques et physiques dans la vie, cela ne passe pas avec moi et j’ai du mal à me tempérer face à cela. Mais face à de petites choses… Les mors, les fers, les éperons, etc. je ne suis pas radicale. Les gens ont le droit de faire leurs propres choix et leurs propres réflexions, tant que cela n’implique pas de douleur. Un mors bien utilisé n’est pas pire qu’un
hackamore mal utilisé… Des éperons bien utilisés ont leur valeur éducative.  Je ne veux pas commencer à jouer le jeu de la méchanceté pour faire passer mon opinion… Je ne commencerai pas à traiter les gens d’idiot, de tortionnaire ou tout autre terme aussi agressif parce que ces gens ne pensent pas comme moi… En quoi est-ce différent des gens qui se sont moqués de moi en me rabaissant? Je ne vaudrai pas mieux qu’eux!!! On ne peut imposer ses idées aux autres… Nous pouvons toutefois parler et discuter comme des adultes de nos idées ensemble, chacun est ensuite libre de faire ce qu’il veut avec l’information qu’il a reçue. Je crois que refuser de respecter le choix des autres, c’est simplement changer la masse de direction, mais la masse reste une masse et on frappe de la même façon avec.  Certains n’ont simplement pas l’ouverture d’esprit requise pour accepter ces nouvelles informations et ces nouvelles pensées un peu farfelue. Ils n’arrivent simplement pas à voir aussi loin et comprendre ces nouvelles visions, parce que les valeurs traditionnelles de l’équitation ont été si bien ancrées… Clouées… Vissées… Collé avec un maléfice de glu perpétuel… Ce n’est pas évident pour tout le monde de laisser aller toutes ses croyances qu’ils se sont fait répéter si souvent. Pour moi, le fait de n’avoir pas pu prendre de cours souvent et d’avoir plutôt fait mon éducation en lisant a été un avantage… Je n’ai jamais eu toutes ces croyances! Bien sûr, j’en ai eu quelques-unes… Je parlais quand même avec des gens! Mais elles n’étaient pas si profondément ancrées. Aujourd’hui même, je laisse la place à la nouveauté, il en reste tant à apprendre!! Mais voilà, il faut essayer de comprendre que ce n’est pas évident pour tout le monde et comprendre qu’il faut parfois leur laisser du temps! Des gens qui riaient de moi jadis pratiquent aujourd’hui les méthodes « éthologiques » et me 
demandent parfois même des conseils que je suis heureuse de leur donner parce que même s’ils m’ont parfois blessée, je suis très heureuse qu’ils se soient ouvert eux aussi! LE TEMPS, c’est la clef avec les humains aussi! Laissez du temps et de l’espace aux gens et continuez à montrer que ces méthodes donnent de bons résultats! Il faut aussi comprendre un autre petit point, les gens qui deviennent agressifs envers leurs chevaux quand les choses tournent aux vinaigres sont souvent perdus! Ils ne savent plus quoi faire, ils sont désemparés et perdent alors patience. Ce n’est souvent pas de la mauvaise volonté, mais comme ils n’ont plus d’alternative, la pression finit par monter. Plus ils s’éduquent, plus ils se calment. Puis on en vient à la dernière ligne, les esprits étriqués et bornés. Avec ceux-là, même pas la peine d’essayer, ils n’auront jamais l’ouverture requise pour comprendre et en fait, ils s’en fichent totalement et ne veulent pas comprendre. De plus, les méthodes fortes sont rapides et ne demandent aucun effort… Certains ne veulent pas faire d’effort. C’est bien malheureux, mais il vous faudra vous détourner et continuer votre chemin… Même si souvent ça nous brise le cœur pour leurs chevaux… Mais si vous essayez, vous vous ferez démolir, ces gens-là ont beaucoup plus d’expérience que vous à ce niveau et vous vous ferrez du mal pour rien! Parfois il faut accepter qu’on ne puisse rien y faire, même si c’est extrêmement difficile.
En bref, la clef est de ne pas entrer dans le jeu de l’agression et de l’oppression! Ne sommes-nous pas des défenseurs des méthodes douces? Alors, utilisons-les envers les humains aussi. Avec internet nous sommes bien assis derrière notre écran, sans faire face à l’autre personne, il est si facile de dire tout ce qu’on veut en oubliant que la personne qui le lira est un autre être humain muni de sentiments. Si nous voulons les encourager à l’ouverture d’esprit, il faudra l’être aussi et comprendre que les gens ont besoin de temps pour assimiler toutes ces nouvelles choses. Il faut respecter leur rythme et aussi leur laisser le choix de faire leur propre réflexion et leur propre conclusion. Parfois ces conclusions ne seront pas les même que les notre et c’est normal, il n’y a pas qu’un seul chemin dans la vie! Donnons notre avis de façon RESPECTUEUSE, laissons l’information faire son bout de chemin et puis voilà… Il ne faut pas s’acharner, cela ne fera que les dégouter!