samedi 21 novembre 2015

Évitez de perdre la tête, mettez une bombe



Lorsque j’ai commencé à monter à cheval, pratiquement personne ne portait de bombe dans ma région. Ça ne faisait pas partie de notre mentalité… Ou bien les gens n’étaient simplement pas éduqués à ce sujet. La région où je suis était pratiquement entièrement western et je crois que la bombe était plutôt vue comme un accessoire d’équitation
classique.  Pour ma part, je ne savais même pas ce qu’était une bombe a mes débuts, car je n’en avais jamais vue… Personne n’en portait. Ce n’est que plus tard que j’ai appris son existence.
Je me conte chanceuse de ne m’être jamais blessée sérieusement, puisqu’étant débutante, je suis tombée plus d’une fois. Une chance pour moi, Mimi faisait attention à moi et ne tentait pas de me faire tomber, mais un accident, ça peut n’importe quand. Une amie à moi est déjà tombée de cheval et a eu une commotion. J’étais avec elle, nous étions jeunes, nous trouvions la situation comique, mais maintenant nous savons à quel point ça aurait pu être grave. Elle s’est relevée étourdit et avait une mémoire à court terme d’environ 3 minutes… Toutes les 3 minutes, elle nous demandait ce qui venait d’arrivée! Par chance, ça n’a pas été trop grave et elle s’en est bien remise.
J’ai ensuite rencontré quelqu’un qui commençait à monter classique et qui avait donc été éduqué en terme de port de la bombe et qui m’a donc éduqué à mon tour! Elle m’a raconté des histoires de gens qui étaient morts à la suite d’un bête accident parce qu’il ne portait pas de bombe… J’ai donc demandé à mes parents pour avoir une bombe et après leur avoir promis que j’allais bel et bien l’utilisé, j’ai eu ma première bombe… Que j’ai fini par casser (alors que je la portais) quelques années plus tard! Je ne la mettais pas
100% du temps, mais au moins je la portais assez souvent! J’ai appris a apprivoisé le casque, ne plus le sentir et par être incapable de ne pas le porter… Quand je ne la porte pas, aujourd’hui, je me sens toute nue, je me sens vulnérable… Un peu comme si je ne portais pas de ceinture de sécurité en auto. Je sais que si un accident survient, j’ai beaucoup plus de chance de me blesser gravement sans ma bombe.
Je crois que c’est en dressant Sonara (c’est moi qui l’ai dressée de A à Z) que j’ai commencé à la porter tout le temps (aujourd’hui même avec un vieux cheval qui à tout vu je la porterais quand même parce que j’ai compris…). Nara ne m’a jamais fait de « crise » ou de bêtise, mais tout le monde me disait que dresser un poulain serait dangereux et que j’aurais des réactions de peur, etc. Ça ne m’est jamais vraiment arrivé, mais j’ai continué à la porter parce que je m’y étais faite, la bombe avait pris la forme de ma tête et je ne la sentais plus du tout! J’avais pris l’habitude de la porter et je ne me sentais pas bien sans elle.


Sont venues ensuite des expériences personnelles qui ont consolidé mon idée de porter ma bombe :
La première est survenue lorsque je montais Sonara dans la cour d’une ancienne pension. On n’avait pas de manège et donc je faisais le tour de la maison et de la cour
arrière. Ce jour-là, en tournant le coin de la maison, il y avait une de ses décorations de Noël gonflable, mais elle n’était plus gonflée! Du coup, on ne l’a vue qu’une fois dessus. Une grosse tache de couleur en plein milieu de la neige blanche et uniforme. Sonara a eu peur, évidemment elle a fait un écart. Le problème c’est qu’il y avait un petit monceau de neige juste à côté d’elle et elle a bien trébuché dessus. Elle est presque tombée à genou et moi je me suis retrouvée couchée sur son encolure. Elle s’est relevée presque immédiatement, mais a encore trébuché en se relevant. Cette fois je n’ai pas pu tenir et je suis tombé tête première sur la glace. Je me suis immédiatement relevée pour aller chercher ma jument parce qu’elle se dirigeait vers la route, mais j’étais étourdie et j’avais un peu mal à la tête… Par chance j’avais ma bombe et c’est tout ce que j’ai eu comme conséquence.

La deuxième fois, c’était il y a un peu plus de 2 ans. Une chute ridicule, mais qui a frappé fort! C’était le printemps et je profitais d’une détente au pas avec ma jument au retour de notre séance de cardio dans notre chemin de campagne. J’étais bien détendue (un peu trop) en profitant de la chaleur du soleil printanier. Je me détendais, je ne montais plus… Un morceau de neige fondante est tombé dans le fossé juste derrière nous « swoushhhh ». Sonara a eu peur et a fait une foulée de galop en rentrant les fesses, mais moi je n’ai pas suivi, je suis tombée à la renverse et en me sentant lui tomber
sur son dos Sonara en a fait une autre, alors je suis tombée à la renverse, le dos sur le sol gelé… Incapable de me relever. Sonara m’attendait, mais après plus de 5 minutes à essayer de me relever sans être capable elle a fini par suivre le chien qui retournait à la maison. J’ai donc appelé de l’aide pour que la proprio de l’écurie récupère ma jument et vienne me chercher. Après une ne visite au CLSC rien de cassé, mais il m’a fallu un bon 2 semaines avant d’être capable de bouger sans trop de douleur et j’en ressens encore les séquelles aujourd’hui! C’est lors de cette chute que j’ai cassé ma bombe au niveau de la nuque. Et après avoir ressenti la douleur de mon dos, je suis heureuse de ne pas avoir eu le même choc directement sur ma tête! Ma jument n’est pas partie en folle sans pouvoir s’arrêter, elle n’est pas non plus partie en coup de cul!  Je ne suis pas une mauvaise cavalière, j’ai pourtant une bonne assiette… Mais je n’étais pas attentive… Un petit moment de peur de ma jument combiné à de l’inattention de ma part et voilà! C’était vraiment tout bête!!
On entend souvent dire que la bombe « c’est laid », « ce n’est pas confortable », ou encore « mon cheval est gentil », « je suis vraiment trop bon cavalier »… Aucune excuse n’est acceptable! Les bombes sont de plus en plus jolies, avec de plus en plus de style pour répondre à tous les goûts.  L’aération est meilleure, elles sont moins chaudes
et elles sont bien rembourrées. Pour les habiletés du cavalier, même les meilleurs tombent et même les meilleurs meurent à cheval… Des cavaliers expérimentés qui font du concours complet de niveau 5*(le plus haut niveau) meurent parfois sur le parcours de cross. Il arrive encore de voir des cavaliers professionnels avoir de mauvaise chute en compétition même s’ils sont de merveilleux cavaliers. Et puis, le cheval si gentil… bien sûr qu’un cheval gentil n’essaie pas de vous faire tomber (il est rare qu’un cheval tout court ait du plaisir à faire tomber un cavalier, c’est un animal généreux et docile), mais même le plus gentil des chevaux peut tomber lui-même en trébuchant quelques parts! Même le plus calme des chevaux peut avoir peur et faire un écart… Si un chien lui passe entre les jambes en courant sans qu’il l’ait vue venir, il se peut qu’il ait peur… On ne peut jamais savoir sur quoi on va tomber. Que vous fassiez de la balade au pas, de l’obstacle, du baril, de la plaisance western ou de l’attelage, VOUS NE POUVEZ PAS PRÉVOIR L’IMPRÉVISIBLE.  Des gens meurent à cheval! D’autre ont de si sévère dommage au cerveau qu’ils doivent réapprendre à manger, parler, marcher et d’autre reste dans un état végétatif… êtes-vous prêt à vivre cette vie? Ou même à ne plus vivre du tout?
Soyez intelligent, soyez responsable, portez une bombe et montez jusqu’à ce que vous soyez très, très, très vieux!!!


samedi 7 novembre 2015

La dérive de l’équitation moderne




Je ne sais pas pour vous, mais pour ma part j’ai remarqué que dès que l’argent et la compétition sont réunis, les résultats ne sont jamais très fameux pour les chevaux et qu’on tombe rapidement dans la démesure et la stupidité. Ne vous y trompez pas… J’ai eu le malheur de tomber aussi dans le piège et par chance un événement m’a fait
ouvrir les yeux bien grand et il était temps parce que j’aurais mérité une sacrée bonne gifle!! Dès que l’humain entre dans la zone compétitive, il ne peut s’empêcher d’essayer d’épater le voisin et d’en mettre plein la vue… Et comme nous sommes une espèce qui aime avoir tout, maintenant, nous sommes les plus ingénieuses pour trouver un moyen de tourner les coins ronds et d’accélérer les choses. Le problème dans tout cela, c’est que le cheval est un être vivant à part entière et que de ce fait, lorsque nous entrons dans ces techniques, il nous arrive très souvent de l’oublier dans tout ça et de lui manquer sévèrement de respect. Parce que là nous entrons dans la zone dangereuse… performer et gagner à tout prix! Et si le cheval
en paie le prix, tant pis… Il se reposera à la retraite ou bien on le vendra une fois qu’on l’aura bien entamé pour en acheter un tout nouveau, tout beau! On le traite comme une machine et non plus comme l’être vivant qui devra vivre avec les conséquences de nos actes. Oui, oui! Ces conséquences qui seront très souvent douloureuses et handicapantes pour le reste de ses jours… Et ça, c’est compté si une fois bien amoché on souhaite lui faire la fleur de s’occuper de lui, parce que là, il ne sert plus à rien et COÛTE de l’argent! Vous voyez où je veux en venir!? Le but est de gagner, peu importe si le cheval doit en prendre plein la tronche, il faut gagner des jolis rubans, faire des beaux sourires, serrer des mains, remporter de l’argent  et puis une fois le cheval un peu trop amoché et bien on changera pour un nouveau et on rangera l’autre aux oubliettes… Bon, là, comprenez-moi bien, je ne dis pas que c’est le cas de tout le monde, mais c’est le gros danger qu’il y a lorsqu’on mélange compétition, argent et
orgueils! On le voit de plus en plus ces temps-ci avec tout ce qui se passe, des horreurs que l’on voit partout sur les terrains de concours. C’est encore plus évident maintenant que tout le monde est armé d’un téléphone intelligent et qu’on a des réseaux sociaux pour bien disperser la nouvelle! Parfois on prend des moments sur le vif qui ne sont pas représentatifs… Le cavalier a perdu le contrôle, on a filmé un petit 30 secondes ou prit une photo et là c’est l’horreur!!!!!! Mais c’est parfois une simple perte de contrôle passagère qui a fait faire une erreur de mains ou de jambe au cavalier… Ça arrive! Mais bon, quand on arrive au stade du rollkür pendant plusieurs minutes, des chevaux avec des allures
mécanisées, des chevaux avec la tête derrière la verticale tout le temps, des chevaux montés avant l’âge de 2 ans, des chevaux privés d’eau pour être plus calme lors du concours, des poids sous les pieds pour qu’ils relèvent plus haut, des queues attachées sur le dos pour qu’il se la tienne bien haute, des coups de mors dans les dents pour qu’il la garde sa satanée tête en place, de la tête attachée au maximum de hauteur pour qu’après il la tienne en bas sa tête… Alors là on entre dans la démesure, dans le tournage de coin rond, dans l’artifice et dans l’excès… Le CA$H… Il en faut… Le FRIC… Il en faut plus! Il faut bien gonfler son petit orgueil! Plus de victoire, plus vite, plus haut, plus fort, plus impressionnante… Plus! Plus! Plus et encore plus! Puis ça mène à des chevaux avec la langue bleue, des morts humaines et équines, des membres sévèrement blessés ou fracturés, des chevaux très sévèrement arthrosé à 10 ans… Mais ce
n’est pas l’humain qui souffre, la plupart du temps, alors qui est-ce que ça dérange? Ce n’est qu’un animal… Un animal ultra-sensible capable de sentir une simple mouche sur son pelage! Mais non, il n’a pas l’air de souffrir, ce n’est qu’une légère boiterie! Sur un animal se trouvant être une proie… Une proie blessée est une proie facile à attaquer! Le cheval ne montrera pas sa douleur à moins d’être trop insupportable pour la cacher. Mais où est-ce que l’équitation s’en va? Ce sont les chevaux aux allures mécaniques, ceux qui sont bien tenus serrés, qui ne démontrent plus aucune expression, de parfaits petits robots… Ce sont eux qui gagnent… Mais où s’en va l’équitation? Je me demande ce qui se passe aujourd’hui, quand tourner les coins ronds et user d’artifices devient payant… Il faut réellement que le ménage soit fait dans le domaine équin… J’ai cette drôle d’impression que le sport hippique est dirigé par l’argent plus que par l’amour de l’animal! Je parle de l’animal comme un être vivant doté d’émotions et de sensibilité. On dirait qu’on le traite comme une simple machine!

Mais les gens s’ouvrent les yeux, ils s’éduquent et commencent à voir 
ces problèmes! Alors peut-être que si la pression du public augmente pour un sport sain… Peut-être qu’on pourra voir des changements plus positifs, parce que ce sport, qu’est l’équitation, est un sport magnifique où l’on peut voir évoluer l’humain et l’animal ensemble! Mais voilà, je comprends qu’on interdise les harnachements trop sévères en concours… Ce que je ne comprends pas c’est qu’on interdise aussi les harnachements moins sévères que demandé… Ne serait-ce pas merveilleux de démontrer nos habiletés avec le moins d’action mécanique possible? Avec plus de légèreté? Plus de sensibilité? Espérons que cela vienne!


Souvenez-vous que dans le travail " Less is more"



lundi 26 octobre 2015

Adieu...









Vient un moment dans la vie où nous devons faire face à une situation déchirante : LA décision… Celle que notre devoir de partenaire nous incombe de faire pour notre cheval. Vous devez commencer à vous douter de quelle décision je parle. Celle de décider du moment où notre dadou chéri pourra arrêter de souffrir

et partir avant que ses souffrances soient trop importantes. C’est là où je suis rendu… C’est le choix que je dois prendre pour ma vieille Mimi adorée. Mimi avait, depuis plusieurs années, des problèmes de santé qui se contrôlaient bien : MPOC (maladie pulmonaire obstructive chronique), allergie aux moustiques et arthrose. Dernièrement, ces problèmes qui se contrôlaient si bien ont commencé à échapper à mon contrôle… Les crises de MPOC étaient plus longues et depuis le printemps elle n’a jamais cessé d’être raide, voire de boiter de son antérieur. Elle avait tout de même la pêche et était toujours aussi vive! Même si les intempéries la fatiguaient plus facilement et qu’elle commençait
à avoir moins d’énergie. Tout était dans ses yeux… Ils
commençaient à être fatigués. J’ai commencé à comprendre que
l’Heure avec un grand H approchait… Je me préparais mentalement et me disait que ce serait pour bientôt. Mais j’avais encore un mince espoir que la situation s’améliorerait… Mais elle ne s’améliora pas. Rien ne vint jamais affecter son caractère un peu dominant et sa petite bouille farceuse, mais fallait-il en arriver au point où elle souffrirait assez pour perdre sa personnalité pour prendre cette décision? Non, je ne voulais surtout pas la voir comme ça… Puis une enflure à un membre de plus et voilà la goutte qui est venue remplir mon verre presque plein… J’ai compris que c’en était assez! Son arthrose ne s’améliorait pas et nos hivers durs arrivant, le déclic s’est fait dans ma tête et s’est présenté comme une vraie bombe… C’est l’Heure avec un grand H. On pense souvent que la
Notre toute dernière photo de famille <3
décision arrive comme par magie et qu’elle est évidente à prendre… Mais ce n’est ni blanc, ni noir, c’est gris et nébuleux et on n'est, jamais 100% convaincu… En tout cas pour moi. Je crois fermement que c’est pour lui éviter la souffrance, mais il reste toujours une petite part de nous qui se dit : j’aimerais la garder encore. On a toujours ce petit doute à savoir si on prend vraiment la bonne décision. Mais ce serait totalement égoïste et mon amour pour elle est plus fort que mon amour pour moi-même, il me faut
lui dire au revoir et la laisser partir. Tout ça parce que je l’aime et que je ne veuille pas la voir souffrir, ça m’est insupportable, encore plus insupportable que le vide qu’elle va laisser derrière elle. Comme pour me montrer que ma décision était bel et bien la bonne, elle s’est mise à boiter de plus en plus dans la semaine qui la séparait de notre dernier rendez-vous. Je ne pouvais pas la laisser ainsi… Je ne le pouvais simplement pas. Puis la semaine avançait et je la voyais souffrir... Même si je savais que ma décision était la bonne, plus la semaine avançait, plus j'avais des papillons dans l'estomac. Je souhaitais que tout se passe bien et que ça soit tout en douceur. Mais j'avais confiance en ma vétérinaire et c'est ce qui s'est passé... Elle est partie tout en douceur et mes papillons se sont envolés avec elle... Je sais que c'était la bonne chose à faire. Elle ne souffre plus.

Mimi est arrivée dans ma vie lorsqu’il y avait un énorme vide à combler, elle est arrivée au bon moment pour moi. J’étais une adolescente perdue, troublée et qui manquait totalement de confiance en elle.  Elle m’a aidée à me relever, elle a été mon amie, ma confidente, ma psychologue, une épaule sur laquelle j’ai pleuré tant de fois… Et cette épaule sur laquelle j’ai pleuré pour la dernière fois en lui
disant adieu. Je lui dois cela… je lui DOIS! Elle m’a tant appris, elle m’a fait rire, elle m’a fait pleurer, elle m'a fait rager, elle m'a fait sourire et surtout elle m’a aimée comme j’étais… Elle m’a accordé sa confiance alors que tant d’humains l’avaient malmené… Cette confiance m’a permis d’augmenter ma confiance en moi-même… Elle m’a fait vivre tant de choses, elle a été LE PONEY, celui avec qui ont a tout fait, avec qui on a appris, avec qui on est tombé et surtout avec qui on s’est toujours
relevé!! LE poney avec qui on a commencé, le premier à avoir jamais conquis notre cœur, celui qui a rempli ce vide qu’on avait désespérément besoin de combler, celui avec qui on a vécu tant d’aventure et qui a eu la patience de pardonner tant d’erreurs. Le vide qu’elle a rempli se videra à nouveau, mais mon cœur ne sera tout de même pas vide, elle m’a offert Sonara qui remplit toujours une partie de mon cœur et qui me laissera un souvenir vivant d’elle que je continuerai de chérir tous les jours. Il me restera aussi tous ces souvenirs heureux vécus à ses côtés, ces souvenirs deviendront peu à peu une source de réconfort
plus qu’une source de larme… Le temps est le guérisseur de tous les maux et elle restera dans mon cœur à tout jamais.  



Tu m’as conquise quand j’ai posé mon regard sur toi, tes petits yeux pleins de malices, ta grande personnalité et ta petite bouille m’ont fait craquer. Tu étais de la vraie bombe à chevaucher, nous avons fait les 400 coups et vécus tant d’aventure! Mon fidèle destrier sans peur qui aurait pu me porter jusqu’au bout du monde. Voilà comment je veux me souvenir de toi… J’ai maintenant rempli ma promesse, celle que je t’avais faite il y a maintenant 11 ans. J’ai été ta dernière famille. Je t’ai laissée partir tout en douceur, tu peux te reposer maintenant, les souffrances sont terminées. Tu as été si aimée, tu m’as rendue si heureuse, sache-le. Merci encore d’avoir été une amie si formidable, adieu ma petite mémé tannante.


La toute dernière photo

dimanche 18 octobre 2015

Mes ouvrages inspirations


 

Voici les ouvrages qui m’aident toujours lorsque j’ai besoin de remplir ma jauge d’inspiration et me remettre dans un bon état d’esprit pour aborder le cheval. Il m’arrive parfois de me perdre dans l’énergie frénétique qui nous entoure aujourd’hui, je suis quelqu’un qui absorbe beaucoup l’énergie qui m’entoure, si quelqu’un est fâché, il m’arrive de me sentir très mal, même si cette personne n’est pas du tout fâchée contre moi. Donc, quand la vie devient chaotique ou stressante, j’ai souvent besoin de me ressourcer afin de retrouver mon calme intérieur. Sinon, ça se reflète sur mon travail avec les chevaux, puisque Sonara est comme moi, une éponge à émotion.
J’ai donc ces outils que j’utilise quand j’en ai besoin, quand je sens que je m’éloigne du but et que je m’égare. Lorsque j’ai besoin de décrocher, de m’évader, je lis ma série préférée, Harry Potter (eh oui, une vraie PotterGeek assumée). J’ai donc la même tactique pour me ressourcer du côté des chevaux.

Cette année, Les Delgado-Pignon nous ont fait plaisir avec un nouveau livre; la force du lien, écrit par Agnès Galletier. Je l’ai donc demandée et reçue à Noël dernier. Un livre que j’ai dévoré en quelques jours, comme
l’autre, parce que j’ai tout de suite été absorbée dans leur monde. Ils nous offrent une intrusion dans leur quotidien, ils partagent avec nous des tranches de vie ainsi que leur façon toujours aussi poétique de voir le cheval. Bref, un pur délice à lire et à découvrir au fils des pages. Et que dire des photos à l’intérieur… C’est à faire rêver! Une excursion dans leur quotidien en plein cœur de la vie de leurs chevaux… Leurs mondes sont complètement connectés et c’est merveilleusement ressourçant à lire. Ça me fait rêver, c’est le genre de vie que j’aurais aimé mener! Sans avoir un élevage prestigieux, je rêve surtout d’une vie dont le centre même est le cheval.
Étant quelqu’un de créatif qui aime exploiter son côté artistique, ces livres me font le plus grand bien. Les images incroyables qui s’y trouvent ont le dont d’émerveiller la photographe qui est en moi. L’écriture qui nous offre une vision poétique et imagée du cheval m’apporte dans un autre monde, dans leur monde et dans leur vision des relations que nous devrions avoir avec un cheval. C’est très inspirant et très motivant!

Par un heureux hasard, je suis tombée sur le petit film « Les pensées secrètes des étalons », mettant en vedette le couple Pignon-Delgado, qui m’a, une fois de plus, conquise. Ce petit film est, tout comme les livres, une excellente source d’inspiration. Il nous permet d’observer ces talentueux cavaliers en action avec leurs chevaux et de pouvoir nous instruire tout en profitant de leur philosophie du cheval. Encore une fois, une incursion des plus passionnantes dans leur univers.

D’un autre angle, plus visuel, je me motive souvent en regardant mes coffrets Parelli. Ça me remet aussi dans la bonne voie, d’une autre façon. Ce sont des vidéos éducatives plus que poétiques, mais tout aussi utiles pour se motiver. J’en profite aussi dans les « temps morts » quand il fait -35°C l’hiver par exemple! Parfois je ressens simplement le besoin de les écouter, alors je m’assoie et je le fais! Je repars ensuite de plus belle dans l’entrainement avec mes chevaux. Cela m’aide à rester dans la bonne voie, à garder ma concentration et ma motivation pour continuer à donner mon maximum.

Le premier DVD Parelli que je me suis procuré est un de ceux que j’affectionne le plus, puisqu’il m’a ouvert une toute nouvelle perspective, une toute nouvelle façon de voir le cheval. Il s’agit du DVD « Horsenality » qui décrit les 4 quadrants principaux qui régissent globalement les types de  « personnalités » équines (liens de l’article). J’ai alors compris énormément de choses sur mes chevaux… J’ai ouvert mes yeux et mes oreilles bien grand et j’ai regardé ce vidéo avec avidité. C’est l’élément déclencheur de ma passion du  comportement équin. En regardant ce vidéo j’ai commencé à porter plus attention aux signaux qu’envoyaient mes chevaux et de là est partie mon obsession de comprendre ce que les chevaux nous disaient.
Je me suis ensuite procuré plus de DVD : les 4 anciens niveaux Parelli, le pattern on line, the game of contact, liberty and horse biavior et bien entendu plusieurs nouveaux DVD sont arrivés et je souhaite m’en procurer quelques-uns, the scale of training par exemple, qui traite d’une façon plus « horsemanship » de faire du dressage.

Bref, voici mes incontournables! Ces ouvrages et ces vidéos qui m’inspirent, me font réfléchir et m’aident à progresser




dimanche 4 octobre 2015

Test sur équipement: bride sans mors et hackamore


Après plusieurs réponses positives, voici le tout premier billet de retour sur les hackamores et brides sans mors que j’ai utilisé au cours de mon parcours équestre.
Il est d’avis de préciser que chaque cheval à ses préférences et que mes avis et observations concerne principalement les préférences de mes propres chevaux.

Effet de levier

Hackamore mécanique en cuir avec mouton :
type : hackamore de cuir doublé en mouton, muserolle large avec branche de 10cm environ
effet : Levier
sévérité : moyenne, muserolle large (pression plus diffuse), branche moyenne (effet de levier qui décuple la force). Le mouton rend quand même le tout assez confortable lorsqu’on n’utilise pas le hack.
Précision : moyenne, on ne peut pas faire d’effet de rêne d’ouverture avec un levier. Pas recommandé pour utiliser avec du contact.
Ce type de hack fonctionnait très bien avec Mimi, il était par contre trop sévère pour Sonara qui avait tendance à s’encapuchonner dès qu’on mettait un peu de main.

« Little S » hackamore, en corde :
type : hackamore muni d’une muserolle en corde de lasso et de petites branches en forme de S
effet : Levier
sévérité : moyenne, muserolle mince (pression répartie sur une petite surface), branche courte (petit effet de levier)
précision : moyenne , l’effet de levier empêche la rêne d’ouverture. Pas recommandé pour utiliser avec du contact
J’ai utilisé ce hack simplement avec Sonara, lors de ses premières sorties, encore une fois, un peu trop sévère pour elle. La muserolle en corde n’était pas assez douce pour elle. Certains S hackamore sont  muni de muserolle plus large, ce qui serait surement plus confortable et un peu moins sévère. De plus, la corde peut finir par blesser le nez sous l’effet de la friction de la corde avec la peau.

Effet combiné :

Nurtural bitless bridle :
Type: side pull simple, muni de lanière qui se croisent sous la tête et qui ressortent dans les anneaux latéraux.
Effet : combiné, les lanières font en sorte que la pression est distribuée sur le nez ainsi que sur la nuque. En plus de faire un effet de serrement sous la tête.
Sévérité : entre moyenne et douce, la pression étant distribuée sur sa nuque, une partie sensible. Lorsque l’on tire sur les lanières, nous avons aussi un effet de serrement sur la tête.
Précision : très bonne.
Cette bride est un très bon outil de travail pour la plupart des chevaux. Sonara étant très sensible n’était pas 100% confortable à cause de ses effets de pressions sur la nuque et de serrement. La version de ma bride avait aussi du caoutchouc texturé sous le nez pour l’empêcher de tourner, un autre petit inconfort pour Sonara. Elle s’encapuchonnait un peu dans le contact. C’était léger, mais c’était là

Effet simple :

Side pull maison en corde :
type : side pull maison en corde de licol simple. Une seule corde
effet : simple
sévérité : entre moyenne et douce, la corde étant une seule corde de licol ne diffuse pas la pression sur une grande surface ce qui la rend tout de même peu confortable.
Précision : bonne, mais ne permet pas un bon contact. Comme la corde est simple, le cheval n’est pas confortable dans le contact.
J’ai utilisé cette muserolle avec Sonara qui l’a trouvé plus confortable que les hackamore, mais encore un peu trop sévère pour elle. De plus, la corde tournait facilement sous des effets de rênes d’ouvertures.


Side pull maison en cuir :
Type : Side pull maison fabriqué à partir d’une muserolle allemande en cuir
Effet :
simple
Sévérité :
douce, plus la muserolle sera large, plus l’effet sera doux. Peut être utilisé avec du contact.
Précision :
excellente, les rênes étant placés de chaque côté de la muserolle, nous pouvons avoir une bonne direction et une bonne compréhension. Il faut par contre porter une attention particulière à l’ajustement. En effet, si la muserolle n’est pas assez ajustée, elle tournera et la précision sera donc moins bonne, en plus d’envoyer les montants de la bride dans les yeux du cheval.

C’est ce type de bride que j’ai fini par adopter avec Sonara. Je peux choisir une bonne muserolle large, la positionner à la bonne hauteur, la mettre sur une belle bride (et oui ahaha on aime ça quand même) et monter avec contact tout en ayant une Sonara confortable et qui accepte le contact.

Licol en corde (natural hackamore):
Type : licol en corde munie de rênes et d’une longe également en corde
Effet :
simple
Sévérité :
moyenne, les cordes sont doubles, mais fines ce qui diffuse peu la pression. De plus, les nœuds se trouvant sur le chanfrein sont faits pour exercer des points de pressions inconfortables. C’est pour cette raison que je ne l’emploie pas avec du contact.
Précision :
moyenne, comme les rênes sont accrochées sous la tête, elles n’offrent pas autant de précision. Que vous fassiez une pression sur la rêne droite ou la gauche, la commande arrive sous la tête et c’est donc moins précis pour le cheval au début. Par contre, ça permet d’affiner les demandes parce que votre cheval devra être plus attentif à votre corps.

J’utilise ce licol assez fréquemment surtout lorsque je sors en balade et que je n’ai pas besoin de la même précision que lorsque je fais du dressage. De plus, en balade, je n’ai pas besoin de contact et la longe qui est aussi attachée sur le licol peut se révéler très utile. C’est donc régulièrement mon harnachement de randonnée/hack.





dimanche 20 septembre 2015

Tu es tout!


Un jour tu m’as frappée en plein dans le cœur, j’ai ressenti ton être jusque dans ma propre âme. Lorsque j’ai plongé mes yeux dans les tiens, j’y ai trouvé un miroir ne me renvoyant que la plus belle image de moi-même. Dès que je t’ai rencontré, je suis restée accrochée… Accroché à toi, à tout ce que tu es, sans jamais plus pouvoir m’éloigner. Tu es mon phare dans la nuit, me permettant de ne pas me perdre dans le noir. Je ne peux faire autre chose que de graviter dans ton orbite. Tu es mon soleil, je ne peux vivre sans ta chaleur et ta lumière, tu es ma lune, je ne peux vivre sans ton attraction et ton reflet, tu es aussi mon étoile, qui me permet de ne pas perdre espoir dans l’obscurité. Ma vie à trouver son sens, tu l’as complétée et équilibrée.



Plus j’apprends de toi, plus je suis en ta compagnie, plus tu apportes à mon bien-être. Ce sentiment que tu me donnes, de ressentir à mon propos plus de fierté et de confiance que jamais auparavant. Ton doux parfum qui répand en moi un sentiment de confort et de chaleur, me faisant me sentir à ma place. Cette sensation de puissance et de courage que tu me transmets en un seul touché qui me permet d’affronter plus que je ne m’en croyais capable. Ton aura et ton énergie qui se dispersent dans mon âme telle une brise tiède et apaisante, me recentrant et m’ancrant. Ce profond lien qui nous unit est un serment inviolable, je ne peux le briser sans y laisser beaucoup! Tu as fait grandir la vie en moi et tu as implanté cette force et ce courage qui avaient été jadis des rêves inaccessibles. Tu m’as permis de me reconstruire, bloc par bloc, de me solidifier et de me permettre d’apprécier la vie sous toutes ses formes. Ta compréhension silencieuse et l’attention que tu me portes m’ont fait devenir plus solide… Ta confiance aveugle en moi a fini par s’infiltrer doucement et me donner, enfin, confiance en moi-même. Tu m’as permis de croire en mes capacités et tu m’as fait faire des choses dont je me croyais incapable… Mais ma confiance en toi était si grande que je t’ai suivi, le monde s’est alors ouvert à moi pour la première fois.



Lorsque je mets le pied dans cette grande étendue verdoyante qu’est ta maison, c’est un peu comme mettre le pied à la maison. Cet endroit où je peux être, qui je suis, librement, en toute sécurité; près de toi! Peu importe l’endroit, peu importe avec qui, tant que je suis près de toi. La liberté, voilà ce que tu apportes à ma vie. Sentir la brise tiède me caresser le visage, emplir mes poumons de fraicheur et d’humidité du soir. Cette odeur qui est un  doux mélange sucré de fleur et d’herbe. D’apprécier la beauté colorée d’un ciel qui flamboie sous le soleil couchant. Cet endroit que tu peux appeler ta maison est l’endroit qui me fait ressentir calme et bien-être, là où je me sens aussi ma place, mon refuge, mon temple… là où tu te trouves! C’est là que je peux trouver la sérénité dans ce monde si turbulent et si chaotique. Là où je peux décrocher, éteindre mon cerveau, éteindre mes soucis et me synchroniser à ton rythme… Faire le vide, me connecter à toi et partir pour l’aventure en profitant de toute cette nature qui nous entoure.




Voilà ce que tu es pour moi, MON CHEVAL! Tu es ma drogue, mon thérapeute, mon yin, mon encrage…Tu es tout ce qui est arrivé de meilleur à ma vie, c’est toi! Tu l’as préservé, enrichi et bonifié. Tu l’as rendue merveilleuse, pleine de douceur et de beauté. Tu m’as rendue meilleure, équilibré (presque) et heureux. Et  si un jour on m’arrachait à toi, mon cœur et mon âme se déchireraient pour partir avec toi. Me laissant dans un corps vide et à peine vivant. Parce que tu as fait de moi ce que je suis aujourd’hui, je te dois beaucoup, je le sais et je fais la promesse d’essayer d’être digne de toi chaque jour de ma vie!


lundi 7 septembre 2015

Éthologie ou ne pas éthologie, tel est la question


L’éthologie, ne nous en cachons pas, est devenue une vraie mode depuis un moment. Plusieurs personnes la pratiquaient bien avant que ce soit populaire et d’autres ont simplement suivi la tendance. Voici donc la grande question : fait-on vraiment de l’éthologie? L’éthologie est, par définition : la science qui étudie décrit le comportement des animaux dans leur environnement. Le terme éthologie en tant que tel n’est pas
approprié pour la plupart des utilisations qu’on en fait; équitation éthologie, travail éthologique. Il s’avère bien employé lorsqu’on l’utilise pour parler de comportement naturel des chevaux, lors d’observation du cheval au pré, à son naturel et lors de réflexions par rapport au comportement. Autrement, il n’est pas bien employé. Il faudrait trouver un autre terme qu’éthologique pour employé avec l’équitation! On entend aussi équitation naturelle, mais l’équitation n’est pas vraiment naturelle pour l’équidé… Mais comment le qualifié alors? C’est plus pratique et plus facile de décrire comme « éthologie » ce que nous faisons, c’est un terme déjà connu et très employé. Y a-t-il vraiment place à utiliser un terme? Je me le demande parfois…  J’utilise souvent le mot éthologie pour décrire ce que je fais puisque c’est plus facile pour se faire comprendre, mais enfin… C’est simplement une équitation basée sur des rapports qui se veulent le plus positifs possible, un travail en équipe, sur un pied d’égalité. Le travail se fait dans une optique de respect mutuel et d’écoute… Devrait-on qualifier cette façon de travailler de « spéciale »? Ne devrait-on pas qualifier le travail dans le respect de « normale »? Je me demande simplement! Bien sûr la plupart des gens qui travaillent dans le respect et l’écoute, font en général un peu d’éthologie tous les jours puisqu’ils observent le comportement de leurs chevaux et essaient de comprendre ce qu’ils tentent de nous démontrer. Nous incluons ensuite un peu de ces observations dans notre travail quotidien.


Ceci m’amenant à cela : « L’éthologie » est à la mode… Une éthologie mal pratiquée est une éthologie malsaine!! Lorsqu’on tombe dans ce travail, il faut être prêt à s’investir corps et âme! Je dirais aussi que ce travail est souvent ponctué de crise de nerfs et de larmes. Lorsqu’on découvre certaines choses, qu’on comprend certains faits, on se souvient ensuite de ce que nous avons parfois fait par manque de savoir… On s’en veut, on devient émotif, parfois jusqu’à en verser quelques larmes. Mais comprenez bien ceci : nous ne pouvons savoir ce que nous ne savons pas, jusqu’à ce qu’on le sache! Il faut apprendre à se pardonner en cours de route et à aller de l’avant, les animaux ne vivent pas dans le passé, lorsqu’on sait prouver notre bonne volonté, nous sommes rapidement pardonnés. 

Bref, retournons à nos moutons, la mode de l’étho… Hum! Lorsqu’on veut pratiquer « l’éthologie » LA VRAIE, il faut donc aller dans la réflexion, apprendre à observer, tirer des conclusions, s’instruire et apprendre des observations des autres, les mettre en pratique et rester à l’écoute… Si vous suivez les méthodes « étho » à la « traditionnelle », c’est-à-dire que vous ne faites que les étapes sans vous poser de question, selon un mode d’emploi bien écrit et bien préparé, vous risquez de frapper un
mur. Ces étapes sont simplement des guides, d’ailleurs, nous pouvons souvent voir plusieurs instructions pour le même exercice.  Parce que chaque cheval est différent et tout ne s’applique pas à chacun! Je suis une fan des horsenality parce que ça aide à cataloguer « le gros » de la personnalité d’un cheval, mais ça ne le définit pas entièrement. Deux chevaux LBE ne fonctionneront pas forcément de la même manière. Il ne faut pas s’emprisonner dans ces guides, mais simplement s’en servir comme bases, rien ne nous empêche d’aller plus loin. Toutes les méthodes dites « douces » ne le sont pas forcément non plus… Certaines sont plutôt basées sur la dominance et la force, mais tournées d’une façon plus agréable à regarder… Attacher le membre d’un cheval pour le coucher, même si c’est fait avec du temps, ce n’est pas « doux » à mes yeux… Pas du tout! Mettre une pression énorme sur le cheval dans un round pen, le pousser à bout de nerfs, pour qu’il capitule enfin et vienne nous rejoindre par épuisement mental… Ce n’est pas très doux à mes yeux non plus! Bien sûr, un apprentissage sans stress est presque impossible, mais essayons de le limiter au minimum et de faire plusieurs pauses afin de rassurer le cheval. Comme il nous est
impossible de vivre sans stress (nouveau boulot, nouvelle école, nouvelles rencontres…). Même avec des méthodes que j’aime beaucoup, j’en prends et j’en laisse. Certaines choses vont avec ma philosophie et d’autre pas… La vie est ainsi faite. J’ai mélangé plusieurs choses à ma recette cheval : Parelli, St-Vaulry, Pignon, Delgado… Je m’éduque, je retiens, j’essaie, je garde ou je laisse, je mélange, je reconstruis, je modifie, etc. Comme pour la cuisine, j’aime bien ajouter mon grain de sel aux recettes que je fais.



Dans tous les cas, l’important c’est que l’éthologie n’est pas une discipline, mais plutôt une façon de voir le cheval, une philosophie de travail en fait! Peu importe la discipline que l’on pratique, elle pourra toujours s’y insérer. Je fais du dressage et j’essaie d’inclure des notions d’éthologie dans mon travail, même si je sais qu’à la base, monter un cheval n’est pas vraiment naturel… J’essaie simplement de rendre le travail le plus agréable pour chaque cheval que je côtoie, que je considère comme un individu à part entière. Respecter la nature et les préférences de chaque cheval et surtout ne pas suivre aveuglément le mode d’emploi dû parfait petit cavalier pour avoir une parfaite petite monture!